Art de vivre

A lire, "le Répertoire des aliments et des saveurs"

Peut-être avez-vous remarqué que l’on emploie à longueur de journée des mots sans pour autant en cerner le sens exact. Dire précisément ce qu’est l’umami, définir la famille des macro éléments, connaître le siècle de naissance du roquefort ou distinguer l’appétence de l’appétit n’est pas donné à tout le monde.livre repertoire 2 Voilà pourquoi je vous propose aujourd’hui, en exclusivité (il ne sortira en librairies que le 27 août), de lire ce remarquable petit ouvrage, joliment relié-broché. Hubert Delorme y définit des mots de tous les jours et parfois un peu plus secrets avec beaucoup d’aisance. Ce prof des techniques culinaires au lycée hôtelier de La-Guerche-de-Bretagne est aussi l’auteur de l’Encyclopédie de la gastronomie française et de l’Encyclopédie des desserts… c’est dire s’il maîtrise son sujet.

Du sorbet par exemple, peut-on lire qu’il « désigne une glace légère confectionnée à partir d’eau et d’extraits végétaux. Le sorbet « plein fruit » à une teneur en fruits/légumes de 20% minimump (fruits acides ou à forte saveur) ou 45% (fruits usuels) et doit peser au minimum 650g pour un litre de produit fini. Le granité (forte granulométrie), la marquise (avec crème fouettée) et le spoom (avec meringue italienne) sont des dérivés du sorbet ». Ravissant non ?

« Le Répertoire des aliments et des saveurs », de Hubert Delorme, 224 pages, Flammarion Ed.; 18 € en librairies.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.