Art de vivre

Un livre pour raconter les Vilmorin, de la Lorraine à la Provence

exe couv Vilmorin-crg.inddA une petite centaine de mètres du clocher de l’église d’un petit village des Alpes-de-Haute-Provence, Châteauneuf-Val-Saint-Donnat et de ses 500 habitants, un vieil homme a patiemment planté depuis quelques années un arboretum de plusieurs centaines d’arbres, renouant dans sa retraite et sur une terre aride, avec une très ancienne tradition familiale. Une passion héritée de son père, Roger, qui l’initia très jeune à l’herborisation et à la découverte des plantes en voie de disparition au cours de leurs pérégrinations à travers les Alpes et les Pyrénées de l’après-guerre. Jean-Baptiste de Vilmorin est le dernier des aventuriers des plantes issu d’une longue lignée initiée au XVIIIe siècle par Philippe-Victoire Lévêque de Vilmorin venu à cheval de sa Lorraine pour apprendre les plantes, le nature et la médecine auprès de Buffon et des grands savant naturalistes ; avant de se lancer avec succès dans le commerce des semences.
De pères en fils, pendant sept générations, de Louis XV à la Seconde Guerre mondiale en passant par la Révolution et la Commune, ses descendants collectèrent des semences, améliorèrent des variétés végétales, acclimatèrent des fleurs, des arbres et des légumes, découvrirent à tâtons les lois de l’hérédité tout en voyageant à travers le monde. Consciemment ou pas, guidés par leur seule passion, les Vilmorin ont bâti une entreprise familiale célèbre sur toute la planète qui, désormais, fait référence.

Aujourd’hui, les Vilmorin en Provence…
helene de vilmorin
Désormais, c’est Hélène de Vilmorin et ses fils qui veillent encore sur l’arboretum. Toute la famille vit en Haute Provence et gère un gîte touristique très couru. Hèlène de Vilmorin est la nièce de l’écrivain française Louise de Vilmorin et raconte avec émotion ses souvenirs d’enfance avec André Malraux et tout l’univers littéraire hexagonal. Dans cet ouvrage, Claude-Marie Vadrot nous relate la saga, un vrai roman aux multiples rebondissements, de cette famille qui pendant plus de deux siècles a marqué tout aussi bien la politique, la littérature et l’Histoire que la botanique, la science, l’agriculture ou l’horticulture.

Le Jas de Péguier, gîte de séjour, 04200 Châteauneuf-Val-Saint-Donat ; contacts, 04 92 62 53 33 et 06 09 69 20 19. La saga des Vilmorin Grainiers depuis 1743, de Claude-Marie Vadrot, Delachaux et Niestlé Ed., 192 pages, 18 €.

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Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

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