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Madeleines salées au chèvre et romarin

madeleines salées
Préparation : 20 min / Cuisson : 7 min par fournée madeleines salées

Votre marché pour 12 madeleines salées : 120 g de beurre ; 120 g de farine ; 60 g de poudre d’amande ; 1 cuillère à café de levure ; 1 cuillère à soupe de miel ; 1 cuillère à café de sel ; 3 œufs fermiers ; 100 g de chèvre (sainte-maure de Touraine par exemple ou un chèvre du Var) ; 2 branches de romarin effeuillé et haché.

On y va : préchauffez le four à 240°C. Faites fondre le beurre, ajoutez le miel et laissez tiédir. Mélangez farine, levure, poudre d’amande, le sel et  le poivre. Incorporez les jaunes d’œufs. Fouettez légèrement les blancs à la fourchette jusqu’à ce qu’ils commencent à mousser légèrement, puis incorporez-les à l’appareil et ajoutez le beurre fondu. Ajoutez enfin le romarin et le fromage émietté. Remplissez les alvéoles d’un moule à  madeleines bien beurré avec la pâte (environ 1 cuillère à soupe par alvéole). Enfournez 4 minutes à 240°C puis baissez le four à 180°C et laissez 3 minutes supplémentaires. Démoulez et recommencez avec le reste de pâte.

Astuce de chef : les madeleines salées sont meilleures à la sortie du four. Dégustez-les sans attendre ou congelez-les et repassez-les au four avant de servir à l’apéritif par exemple avec un blanc sec.

Bonus : une version sucrée aux agrumes accompagnera un thé ou un chocolat chaud pour le goûter.

Photo Julie Mechali – Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.