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Leurs glaces et sorbets te rendront Mahboule

Philippe di Meo

Une nouvelle « glacerie » vient d’ouvrir rue d’Aubagne. En lieu et place de l’ancienne boutique Vent contraire, l’équipe de Mahboule a installé ses banques réfrigérées, dans un magasin fondé par trois amis et associés, Philippe di Meo, Jérôme Foucaud et Jérôme Thévenin. « C’est une aventure amicale avant tout, affirme Philippe di Meo. Je vis entre Marseille et Paris depuis 3 ans mais ici, c’est ma ville et je voulais vraiment y faire quelque chose ». Quelque 18 glaces et sorbets sont présentés dans les bacs, de la stracciatella à la pistache de Sicile, du pamplemousse rose au citron de Sicile, l’assortiment sera régulièrement remanié afin d’offrir toujours de la nouveauté et des surprises.
« Nous proposons les glaces et sorbets de la maison Casalini que nous compléterons à terme d’une gamme d’épicerie gourmande en lien avec l’univers glacier, annonce di Meo. Dès les prochains mois, nous organiserons des collab’ et inviterons d’autres glaciers afin de présenter tout un pannel de créations et de styles en fonction des maisons ».

« Je me trouve chanceux de faire ce métier que j’aime »

Philippe di Meo co-fondateur de Mahboule

Tout a commencé avec l’opportunité d’un local libéré dans ce quartier qu’aime beaucoup Philippe di Meo. « Nous sommes très bien situés, ici tout se mélange, c’est une rue émergente promise à un bel avenir et c’est bien d’accompagner ce mouvement. Rien n’est plus beau qu’une rue où les gens qui se côtoient sont tous différents ».

Né à Marseille, Philippe di Meo a suivi une formation d’architecture et design à Aix et a travaillé durant 20 ans en agence de design à Paris. « J’ai beaucoup travaillé pour des objets dits de rituel de service (vins, champagnes et spiritueux) » rappelle celui qui a ouvert un des premiers restos bio de Paris, dans le Marais en 2002 à l’enseigne de R’Aliment. « C’est ainsi que j’ai rencontré quantité de chefs et pâtissiers. J’ai participé au lancement du club des Sucrés avec Christophe Michalak et Christophe Adam qui consistait à favoriser les rencontres entre pros dans un esprit amical ».

Pour l’heure, les cookies et tablettes de chocolat signés Christophe Adam côtoient la gamme des cocktails Barteleur de Guillaume Ferroni. Le public entre dans la boutique, des curieux par ici, des gourmets par là, en quête de découvertes glacées avec tous le même point commun : ils en ressortent Mahboule…

Mahboule, 4, rue d’Aubagne, Marseille 1er ; infos au 04 91 70 82 50. 1 boule 3,5 €, 2 boules 5 €, 3 boules 6,5 €, 4 boules 8 €. Demi litre 14 et litre 25 €. 

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.