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La Cave des 20, c’est l’histoire de 25 potes…

Cave des 20

Ils sont 25 à s’être associés pour reprendre ce commerce du boulevard de la Corderie pour en faire une cave, « un espace de copains-gourmets-gourmands » proposant un espace de restauration, une cave à vins et spiritueux ainsi qu’une épicerie fine. Mardi 5 juillet, ils donneront le coup d’envoi de cette aventure hors norme. Parmi les 25, on compte des hommes et quelques rares femmes, des professions libérales essentiellement, reflétant la sociologie du périmètre : médecins, avocats, agents immobiliers, notaire qui ont tous mis la main à la poche pour créer cette adresse qui sera ouverte à tous. Cave des 20

« C’est une gageure et une aventure à but non lucratif, explique l’un d’eux. Les bénéfices seront automatiquement réinvestis. Nous avons là un terrain de jeu pour faire vivre notre passion avec l’amitié pour dénominateur commun ». Tous les copropriétaires de la Cave des 20 pourront donc venir se mêler à la clientèle classique, inviteront leurs amis ou des relations de travail dans un esprit club.

Déjeuner sur place à l’ardoise
La sélection vins compte déjà 700 références, des domaines majoritairement bio avec des incursions en biodynamie et en nature. Pour nous guider dans ce choix pléthorique, Karine Tinon, forte de ses 17 années de sommellerie au Sofitel, sera la meilleure guide. Les spiritueux, au nombre de 100, voisineront avec une sélection d’épicerie fine à l’éventail large, du fromage de chèvre à la petite boîte de caviar, de la charcuterie aux condiments… N’hésitez pas à vous faire conseiller à l’occase par Marc Morillon, « le couteau suisse de la cave ». Pour déjeuner (et dîner en mode salle privatisée pour 20 personnes assises), une carte à l’ardoise proposera des plats heureux type poulet chasseur, encornets farcis, confit de canard, pâtes à la sicilienne (sardines et fenouil), salade de poulpe, ceviche et autre lotte aïoli. « Les jeudis et vendredis soir, on ouvrira en mode apéro-tapas ». Rendez-vous mardi 5 juillet !

La Cave des 20, 78, avenue de la Corderie, 7e arr. Fermé dimanche et lundi.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.