Art de vivre

La Maison d’Uzès : Christophe Ducros, une étoile au pays du soleil

Ici, nous ne sommes plus en Provence, certes on garde un accent sudiste mais déjà, le Languedoc se fait sentir entre soleil brûlant, asphodèles et genevrier cade. Surgissant d’un océan de garrigue, la ville d’Uzès semble figée dans le temps. Peu de villes peuvent se targuer d’avoir eu une histoire aussi pleine de rebondissements qu’Uzès. Abritant un temps le premier duc de France, Antoine de Crussol, le duché a rayonné sur toute sa région et puis s’est peu à peu éteinte, éclipsé par Nîmes et Avignon.

La réalité est tout autre, car cette beauté empierrée abrite un dédale de ruelles étroites et d’échoppes dans lesquelles touristes et autochtones vivent au fil des saisons. Rue de la Monnaie, la Maison d’Uzès a connu une histoire mouvementée débutée au XVIIe siècle. L’établissement se compose alors d’un ensemble de trois maisons distinctes acquises par la famille Chambon de La Tour en plusieurs achats à partir de 1689. Elles seront plus tard réunies en un magnifique hôtel particulier. La famille Chambon en restera propriétaire pendant plus de deux siècles jusqu’à la transformation en bureau de poste en 1815 . S’en suivent plusieurs emplois aussi étonnants les uns que les autres. Le bâtiment se muera en pensionnat de jeunes filles, résidence d’industriels, les Perdrix, ayant fait fortune dans le zan et la réglisse ; il deviendra cabinet médical, puis université populaire dirigée par Martine de Fontanes. À partir de 2012, une nouvelle page de cette bâtisse se tourne, la Maison d’Uzès est rénovée et prendra cette fois les traits d’un hôtel.

En 2016, le groupe H8 fait entrer la Maison dans son giron, séduit par l’harmonie de cet hôtel-restaurant-spa, de l’austérité de la façade au mobilier contemporain jusqu’aux accents régionaux de la cuisine de Christophe Ducros. Ancien de la Tour rose à Lyon (1 étoile), de la Pomme de Pin à Courchevel et de l’Oasis à Mandelieu-La Napoule (1 étoile aujourd’hui, 2 à l’époque) le cuisinier est recruté par H8 cette même année. Membre de l’association Gard aux Chefs qui promeut les producteurs, les vignerons, le terroir et la gastronomie du Gard tout en valorisant le savoir-faire et le savoir-être de professionnels, il revendique “une cuisine inspirée, la tête dans les nuages… Des nuages de saveurs, des mousses fragiles, des citrus sucrés, des fumées boisées, des nuées umami”. On croise Ducros sur le marché de la place aux Herbes (!), en quête d’inspiration. Visite des lieux…

Hôtel la Maison d’Uzès, 18, rue du docteur Blanchard, 30700 Uzès. Restaurant  fermé le lundi ; infos au 04 66 200 700.

Photos Bielsa et Gilles Trillard

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.