
De la précision, de la minutie et un degré d’exigence qui force l’admiration. Il a 26 ans à peine et, déjà, Loïc Sailler-Berthaz fait figure d’étoile montante dans la galaxie cacao de Provence. La maison Sailler-Berthaz, qu’il a fondée en février 2026, répond en tout point aux espoirs de cet artisan, que beaucoup qualifient de bête à concours. « J’aime les concours car ça me permet d’apprendre et de maîtriser mon stress », justifie Loïc qui a notamment fini 3e au concours de France des écoles.
Exigeant, pointilleux, méticuleux, Loïc Sailler-Berthaz a fondé sa propre maison « pour satisfaire mon degré d’exigence. Je cherche constamment à proposer la meilleure qualité, le meilleur sourcing ». Dans son laboratoire, amandes de la Crau et de Brignoles, noisettes du Lot-et-Garonne et d’Isère, chocolats de la famille suisse Felchlin se côtoient, pour le meilleur.




La spécialité maison, ce sont les pâtes à tartiner, avec, dans le tiercé gagnant, la chocolat-feuillantine, le praliné (pour son grain en bouche) et le praliné pistache. Le petit secret de Loïc : l’ajout de fleur de sel dans d’infimes quantités qui a pour effet de forcer les saveurs sans les brusquer. A goûter absolument, la pâte à tartiner au chocolat noisettes-café et la noisettes-choconoir, comme autant de plaidoyers pour l’intensité profonde du cacao.
« Je fais tout et tout le reste, je travaille six jours et demi sur sept. Il faut ce qu’il faut pour faire connaître sa marque ! »
« Je me suis installé au Carburateur en février 2026 car mes recherches du côté d’Aix, Meyreuil ou du Tholonet n’ont rien donné. Tout était compliqué alors qu’ici, avec mon labo de 25 m2, j’évolue dans un milieu d’entrepreneurs qui lancent leur entreprise comme moi. Nous nous sentons moins seuls et il y a toujours quelqu’un pour répondre à nos questions administratives, marketing ou techniques », explique Loïc.
Sur les étagères, neuf tablettes s’alignent comme des bijoux scintillants à la lumière : tablette aux mendiants, aux oranges confites, au grué de cacao. « Les moules sont garnis d’abord, et remplis ensuite, pour mettre en valeur le décor ».

Formé d’abord à l’institut Cadenelle (bac pro cuisine), Loïc passait son temps en pâtisserie au point que ses enseignants lui ont conseillé de creuser le filon de sa passion. A 17 ans, il intègre Ferrandi à Paris et obtient son CAP pâtisserie chez Christophe Adam. Suit la mention complémentaire de l’école de boulangerie et pâtisserie de Paris et le BTM (brevet de technicien de métier) passé alors que Loïc travaille chez Ladurée. Désormais titulaire aussi du brevet de maîtrise (« le Graal des artisans ») alors qu’il était en poste chez Lac à Nice, Loïc songe sérieusement à se poser. « Je commence à m’attacher à l’écosystème marseillais. Je pense qu’à l’avenir, je garderai l’outil de production dans les quartiers Nord. Et pour la boutique, on verra bien ».
Vente aux particuliers directement au Carburateur, 211, chemin de la Madrague-ville, Marseille 15e et en ligne maisonsailler-berthaz.com
Également dans les coffee-shop, épiceries fines, pâtisseries et boulangeries.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
Ajoute un commentaire