Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Martine Tardieu a mis du goût et de la passion dans son panier

Martine Tardieu« Pour voir loin, mangeons local » se plaît-elle à dire. En créant du Goût dans mon Panier en 2015, Martine Tardieu s’est mise en accord avec ses convictions. Son idée ? Proposer un panier de fruits et légumes qui défendrait l’économie locale, les paysages et proposerait des produits sains qui n’ont pas attendu 4 semaines dans les réfrigérateurs avant d’être vendus en supermarchés. « En 2015 mon idée n’était pas pionnière, reconnaît-elle, mais je voulais aller au local pour manger sainement ». Ce sont d’abord les particuliers qui ont passé commande et reçu leur panier hebdomadaire à la maison, reflétant les saisons et les produits du terroir. D’Aix à Marseille en passant par Eguilles, Cabriès, Saint-Cannat ou Bouc-Bel-Air, une grosse dizaine de points de distribution se sont mis en place.
Et puis les restaurateurs ont suivi au point de représenter 80% du chiffre d’affaires total de l’entreprise aujourd’hui : « Ça représente une quinzaine de restaurants qui ont besoin de légumes et fruits locaux, de saison et frais », insiste Martine Tardieu. Ces derniers passent leurs commandes dans la nuit et sont livrés 3 fois par semaine, un service essentiel qui leur facilite la tâche.

L’exploitation familiale cultive essentiellement de la tomate, de la courgette, de l’aubergine, du poivron et des petits pois ; en hiver, saison calme par excellence, ce sont les activités oléicoles qui prennent le relais : « Les oliviers, c’est le pré carré de mon mari… Finalement, nous sommes revenus au modèle d’agriculture de nos grands-parents » glisse Tardieu. Au lieu-dit les Cravons, à la jonction des communes de La Fare-les-Oliviers, lançon-de-Provence et Berre l’Etang, l’exploitation achève sa conversion en bio cette année et un hectare de figuiers de variétés anciennes ont été plantés en 2017, en bio également : « La production sera balbutiante cette année mais peu importe, ce n’est qu’un début » concède Martine Tardieu.

Martine Tardieu
L’oliveraie en bordure de l’étang en mode bio

Du camion au panier
Regardant son passé comme un lointain souvenir, Martine Tardieu a longtemps consacré sa vie à l’agroalimentaire ; ce qui est devenu la base line de sa petite entreprise reflète bien le sinueux parcours de cette femme née à Marseille qui a grandi sur le pourtour de l’étang de Berre. « Je suis une fille de paysans, je revendique le mot, avertit-elle. Dans la famille, on était serristes, on a produit de la tomate hors sol jusqu’aux grêles de 2008 qui ont eu raison de notre mode de production » confesse-t-elle reconnaissant que l’outil de production était vieillissant.
« J’étais commerciale et je n’en pouvais plus de raconter toujours la même chose à la grande distribution. J’ai fait des millions de chiffre d’affaires jusqu’à tout laisser tomber en 2007 ». Outre les restaurants en quête de produits frais et locaux, les autres interlocuteurs de notre paysanne sont les particuliers, « beaucoup de Marseillais de 30 à 50 ans issus de tous les quartiers de la ville ». Du haut de ses 3 ans d’âge, du Goût dans mon Panier a rempli les objectifs fixés à la première heure mais l’heure du développement a sonné : « J’ignore comment je vais évoluer, je ne me ferme aucune porte » lance Martine Tardieu. « Avant, je vendais des camions, maintenant, je vends des paniers » résume celle qui, décidément, maîtrise l’art de la formule…

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