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Le melon de Cavaillon il a tout bon dans toute la région

melon de cavaillon
Petit conseil : le conserver au frais entre 8 et 10 degrés et pas plus de trois jours.
 Un cocktail chez Lucas Mézard Depuis 2015, le restaurant Le Garage à Lumière a fait l’objet de quantités de sélections et a souvent été primé lors de concours internationaux de cocktails. Baptisé le Cardin, cet cocktail met en scène le melon, non sans talent.
Le Cardin - Lucas Mézard 3 cl de Campari infusé au Pata Negra + 2 cl gin + 3 cl de Noilly-Prat + une bille de melon + 3 feuilles de basilic + 0,5 cl de sucre liquide.
Dans un shaker, écraser une bille de melon ajouter les feuilles de basilic, le sucre puis le Campari infusé au pata negra, le gin et terminer par le Noilly-Prat. Shaker avec des glaçons et servir dans un verre à Martini. En décoration, une bille de melon piquée avec une feuille de basilic.
Le Garage à Lumière, 99, rue de Lumière à Goult ; cocktails 8 €, infos au 04 32 50 29 32.
Mais d’où vient le melon ? D’Italie ? Des Charentes ou bien de de Cavaillon ? En été, le melon est le légume ou le fruit, selon qu’on se place en mode alimentaire ou botanique, le plus consommé par les Français : « C’est une période majeure pour notre activité commerciale » reconnaît le syndicat des maîtres melonniers de Cavaillon qui fédère quelque 50 producteurs et négociants. Son but : « Contrôler le rapport qualité/prix ainsi que le travail des producteurs jusqu’à l’étiquetage » explique le syndicat. Le melon de Cavaillon était communément appelé melon charentais il y a encore une vingtaine d’années, ce qui avait le don d’exaspérer la profession qui dénonce « une erreur car il ne provient pas des Charentes ! Bien au contraire, il provient d’Italie et il a été importé par les papes entre les XIIe et XIIIe siècles ».
Les plantations de melon à Cavaillon bénéficient d’un climat idéal garantissant une culture dans les meilleures conditions. Ainsi, cette cucurbitacée cousine des courgettes et autres courges, a-t-elle besoin d’un fort ensoleillement, de chaleur mais aussi de mistral, « car le vent permet d’éviter de potentielles maladies dues à l’humidité. La ventilation naturelle du mistral est un élément très positif que d’autres régions n’ont pas », souligne René Molle, membre du syndicat. Aujourd’hui, ce dernier revendique près de 600 hectares de terres cultivées consacrées aux melons sachant qu’un hectare produit 20 tonnes de melons mais, au final, seules 5 tonnes seront certifiées melon de Cavaillon, ce qui explique son prix. Vantant les qualités d’un produit d’une qualité irréprochable à la localisation avérée, les maîtres melonniers de Cavaillon ont fait une demande  d’Indication géographique protégée dont l’issue ne saurait faire de doute.
Syndicat des maîtres melonniers de Cavaillon, 15, avenue Pierre-Grand, Cavaillon ; infos au 04 90 78 75 00.

Un menu chez Prévôt
Cette année, Jean-Jacques Prévôt fête la trente-septième édition de son menu « tout melon ». Sa passion pour ce fruit-légume est née d’une panne de voiture sur la route de Cavaillon. Lors de cette péripétie, il rencontre sa femme, à l’époque vendeuse de melons, « et c’est de là que tout est parti » sourit-il. Le chef fonde alors son restaurant avec une ambition gastronomique : « Dès lors, je ne pouvais pas servir du melon au jambon de Parme, aussi bons fussent-ils, explique Prévôt. J’ai donc élaboré tout un menu, d’autant plus qu’à cette époque, il n’y avait pas de tradition culinaire autour du melon ». Après des années de recherches et quantités de tests, Jean-Jacques Prévôt a compilé une centaine de recettes. Chaque année à partir du mois de mai jusqu’à début octobre, il imagine deux entrées comme le tataki de thon accompagné de melon, concombre, citron et crème d’avocat et y adjoint son plat signature : « Un melon au homard cuit dans une bouillabaisse de homard au four durant 30 minutes ». Jouer le contraste entre l’iodé et le sucré, c’est devenu la spécialité maison. Suit enfin, le baba et son sorbet au melon. Ce menu est devenu une référence, la fierté d’un cuisinier.
Chez Prévôt, 353, avenue de Verdun à Cavaillon ; infos au 04 90 71 32 43 ; menu melon, 78 €.

Une pâtisserie chez Jean-Luc Battu
Le Soleil Pernois est le gâteau au melon de la pâtisserie Battu à Pernes-les-Fontaines. Cet entremets se compose d’une base de pâte sucrée, de pulpe de framboises, de tranches de melon confit et d’un appareil aux amandes. Il a été imaginé en 1992 et figure, aujourd’hui,  parmi les 4 spécialités de cette maison familiale. « A l’office de tousirme, lorsque les touristes demandent des spécialités culinaires de la région, ils les redirigent chez nous » raconte Josée Battu son sans fierté.
Jean-Luc Battu, 72, rue Gambetta à Pernes-les-Fontaines ; infos au 04 90 61 61 16

Emki popUn polo chez Emki Pop
Vous avez tout essayé pour glacer votre été ? Et rien n’a marché ? Alors courez à la boutique Emki Pop de Marseille ou d’Aix pour découvrir le dernier-né du duo Emki Pop ! La toute dernière recette des polos fruités puise son inspiration dans les vergers de Cavaillon : « melon, poivre blanc et basilic ». Un plaisir toujours 100% naturel, sans colorant ni conservateur qui pourrait bien faire tomber la fièvre de votre thermomètre… Alors Melon ou Melèche ?
En vente 3,90€ chez Emki Pop à Marseille Vauban et rue d’Italie à Aix…

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Marie Riera

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Bon à savoir

 La Bête à Bière est la micro-brasserie qu’a fondée Jean-François Marin en 2014. Cet informaticien a aménagé son garage « comme le font de nombreux Américains » et brasse quelque 1500 litres de bières par an. A découvrir dans quelques caves à vins (Sarrians et Pernes-les-Fontaines), à l’épicerie fine d’Estelle de Châteauneuf-du-Pape, ou encore dans le nouveau bar à bières du Pontet : l’Obeers. A sa carte : une blanche, une blonde et une ambrée. Infos au 06 85 49 84 07.

Vendanges 2018 : coup d’envoi varois À Château Léoube, les vendanges 2018 ont démarré ce jeudi 16 août. Depuis quelques années les vendanges sont de plus en plus précoces. L’an dernier elles avaient débuté à la même période.
“C’est assez précoce, mais ce n’est pas exceptionnel. On vendangera autour de ses dates à l’avenir » déclare Jean-Christophe Dumoulin, chef de culture. Contrairement aux années précédentes, les vignes n’ont souffert ni de la chaleur ni de la sécheresse grâce aux pluies du printemps qui ont été bénéfiques et n’ont heureusement pas non plus été touchées par le mildiou. « L’année 2018 a demandé beaucoup de vigilance pour aboutir à ce début de récolte précoce. Nous restons réactifs pour cette vendange qui devrait révéler une très belle finesse » conclut Romain Ott, directeur de production. La récolte devrait durer de 3 à 4 semaines.