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En juillet, Rodolphe ouvrira le Menu Picotin sur la corniche

Menu Picotin le resto de Rodolphe Bodikian à Marseille

Il fait son grand retour sur la scène marseillaise. Rodolphe Bodikian annonce l’ouverture en juillet prochain de son nouveau restaurant, après 3 années de mise entre parenthèses. Si peu de Marseillais connaissent son nom, en revanche, ils sont nombreux à connaître son prénom : Rodolphe, le fondateur de la pizzéria de Malmousque, l’Eau à la Bouche. « La pizza, c’est bon, j’en ai assez fait, peut-être qu’un jour dans le jardin je referai des pizzette mais après 15 années de gestes somme toute assez répétitifs, j’ai voulu passer à autre chose », explique Rodolphe pour justifier cette nouvelle aventure. Menu Picotin
Le projet a demandé 3 années de travail acharné et de nombreuses désillusions mais il aboutit enfin. Dans une maison dont les volumes intérieurs ont été tout repensés, une salle de quelque 35-40 couverts avec fenêtres sur cuisine, accueillera les clients. « Je vais servir des spécialités provençales et méditerranéennes ainsi que de grands plats issus du registre classique français », promet Bodikian qui fait le tour du propriétaire. Dans le jardin, quelques tables et un bar, inviteront à prendre l’apéritif et à profiter de la vue au soleil couchant. Au comptoir, il y aura Jacquie et Moody en cuisine, un ancien de l’Eau à la bouche. On annonce aussi l’arrivée du chef Momad Irshaïd, 25 ans, formé à l’école d’art culinaire de Chicago : « Un vrai talent débarqué à Marseille voilà 10 ans, et qui n’en est plus reparti ».

« A 50 ans, ce que je fais est une dinguerie »

Rodolphe Bodikian

Rodolphe a acheté ce site, avec son frère et sa sœur, en 2018, avec déjà l’idée d’y installer un jour un restaurant. Dans quelques jours, une enseigne peinte à la main annoncera « Menu Picotin », le picotin comme l’unité de mesure agricole qui mesure la ration d’avoine quotidienne d’une bête de somme. « Un clin d’œil », concède Rodolphe, qui promet de renouer avec les soupes et potages, des plats du marché et des viandes en sauce, « la carte sera écrite bien plus tard et reflétera des demandes récurrentes des clients ».

Le restaurant sera volontairement discret car « la loi est ainsi faite que si je mets un pot sur le trottoir, une enseigne ou des spots, je serai taxé de toute part ». Issu de la grande restauration, Rodolphe a travaillé 5 ans au Danemark dans un resto français, le Bonobo, puis 18 mois à Venise. A son retrour en France, il intègre les brigades de la Tour d’Argent à Paris puis celles du Louis XV, à Monaco. A Marseille, il rejoint ensuite Raoul Solamito, aux Mets de Provence, sur le quai de Rive Neuve. Sur la foi de l’adage « qui fait le plus peut le moins », le jeune cuisinier se lance dans la pizza en rachetant un local en 2004 vite baptisé l’Eau à la Bouche. L’aventure durera 15 ans et Rodolphe vendra sa pizzeria de Malmousque le 11 février 2020. Un mois avant le confinement total du pays.

« Il faut une sensibilité méditerranéenne pour se faire à Marseille. Et encore, je me demande si un Tropézien s’y plairait »

Idéalement, le Menu Picotin devrait ouvrir 7/7j mais « on commencera prudent en ouvrant 4/7 jours midi et soir », avance le cuisinier entré en phase de recrutement. Côté tarifs, ils devraient être raisonnables, avec des menus complets s’échelonnant de 35 à 45 €. Une caisse d’ail de Piolenc en main, Rodolphe exhibe la production de Fabrice Massonnet, « c’est une chance d’avoir ce genre de produits pour cuisiner », lance-t-il. Après les galères, le retour de la chance.

Le Menu Picotin, 17, promenade Georges-Pompidou, Marseille 8e arr. Ouverture en juillet 2023.

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Région

BIO. Afin de mieux connaître la consommation des Français par régions, Kantar Worldpanel a réalisé plusieurs études permettant de mettre en lumière les disparités régionales. Ces études démontrent que le Sud-Est est la région du bio avec une consommation de produits bio 18% supérieure au total France. L’étude assure que les magasins bio et primeurs sont fréquentés 75% de plus que dans les autres régions de France. Les habitudes de courses diffèrent elles aussi car le Sud-Est est une région où le poids des seniors est important (30% de plus que la moyenne nationale) ; cela influe sur la fréquence et les paniers d’achat :  les paniers sont plus petits mais le nombre d’actes d’achats est plus élevé. En d’autres termes, on dépense moins mais plus souvent et davantage dans les commerces de proximité et de bouche. Cela s’explique notamment par l’accès aux produits locaux, à portée de main dans cette région. Les études révèlent aussi la place importante des végétaux de substitution : ils sont 24% plus consommés dans le Sud-Est que dans le reste de l’Hexagone.

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