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Restaurant Mouné, le bon goût du Liban d’aujourd’hui

MouneC’est le dernier-né, le petit resto de centre-ville dont on a scrupuleusement surveillé les travaux en se disant qu’il faudra quand même aller voir si c’est bon… Mouné, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est une table libanaise. Pas de kebbé, fatayer et autre baba ghanouj au menu, oubliez les mezzés et découvrez cette cuisine du quotidien, celle qu’on mange de Jounieh à Jbeil, de Beït Mery à Achrafieh, une cuisine bien vivante, celle des Libanais lorsqu’ils rentrent chez eux.
Seule concession à la carte postale : le hommos, cette purée de pois chiches ultra calorique puisque liée au tahiné, la fameuse crème de sésame. Le patron la propose en deux versions, pois chiches et betteraves. Au déjeuner, la salade de quinoa-boule de labneh roulée dans le zaatar réjouit les végétariennes. Le plat du jour, le loubieh-riz aux haricots verts et viande de boeuf mijotée est joliment relevé d’une sauce rouge aux épices et riz aux vermicelles. Les assiettes sont chaleureuses et donnent le sourire à cette clientèle de quadras qui ne dédaigne pas non plus le hommos bowl végé ou le hommos bowl au poulet.

MounéAvec un souci pédagogique évident, le patron explique, de table en table, que tous les produits sont bios ou issus de l’agriculture locale. Une philosophie qui trouve son écho dans le bois blond des tables et chaises, dans l’ambiance blanche et terre de Sienne des murs et le plafond aux moulures de style proche-oriental contemporain. En vitrine, au froid, quelques bouteilles de bière Almaza (« le diamant ») nous ramènent sur les terrasses de Zaytounay bay en été. A l’heure du café, bouilli et servi en pichet comme il se doit, on laisse le marc se reposer un brin rêveur. Vous vous réjouirez de cette cuisine de femmes, généreuses comme des mères, apportant un soin modeste mais réel à la présentation des assiettes.

Alors faut-il y aller ? Oui car les petits budgets pour le déjeuner trouveront ici de quoi rassasier l’appétit. Oui car vous y dégusterez le pain au zaatar de Marie-Christine, alias Dame Farine, qui distille un peu de ce thym magique dans une recette de pain unique. Oui enfin car on peut manger ici dans la tradition sans être folklorique. Un délicat équilibre qui fera la réputation de Mouné, « la réserve », dans quelques mois.

Mouné, 30, rue Fortia, Marseille 1er arr. Infos au 07 61 57 09 55. Déjeuner de 10 à 20 €.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.