Toulon-La Garde

La tournée française des bières Peroni fait escale à La Garde, à côté de Toulon. Après Bordeaux et avant Clermont-Ferrand, la House of Peroni s’installe au Ocargo food court de La Garde les 11 et 12 juillet. Dans une ambiance toute amalfitaine, d’où est originaire la marque, sur une belle terrasse à l’italienne, l’heure est à la dégustation de bières et de grignotages en harmonie mets et bières.
• 477, chemin des Plantades, 83130 La Garde, les 11 et 12 juillet.

Lançon-de-Provence

Château Calissanne, rendez-vous Villa Bellevue.- Outre son activité viticole et oléicole, château Calissanne a ouvert en 2022 la Villa Bellevue, qui fut la maison du régisseur du domaine dès 1884. Aujourd’hui, cette bâtisse de l’époque Nabi offre une vue dégagée sur l’étang de Berre et Sainte-Victoire. Elle est devenue un lieu de réception pour les événements d’entreprise ou familiaux. Tout au long de l’été, la Villa Bellevue accueillera des soirées à thème où les participants profiteront d’une ambiance conviviale tout en admirant le coucher de soleil. Un verre de vin de la propriété sera offert à chaque participant. Soirée Independance day le 4 juillet, soirée Dolce vita le 12 juillet, soirée Signature cocorico le 14 juillet, soirée blanche le 18 juillet etc.
• Tarifs, dates et réservations en cliquant ici

Région

C’est le Oaï pour ce grand pastis. Joan, graphiste et fondateur de la marque Oaï of life, et Maristella, aux manettes de Cristal Limiñana, une des dernières fabriques de pastis à Marseille, ont décidé d’aniser notre été en élaborant un pastis marseillais percutant. Le pastis Oaï of Life est un pastis authentiquement marseillais (alors que beaucoup d’autres pastis sont élaborés ailleurs) et sa magie réside dans la synergie entre deux entreprises locales qui incarnent l’esprit et la culture de la ville. En utilisant des ingrédients soigneusement sélectionnés et en appliquant un savoir-faire traditionnel, ce pastis promet une expérience gustative incomparable portée sur l’anis et la réglisse, qui plaira aux amateurs de pastis simples et rafraîchissants. Disponible chez les meilleurs cavistes et épiceries fines de la région ou sur la boutique en ligne de Cristal Limiñana www.cristal-liminana.com

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Sainte-Croix-du-Verdon

Marchés et foires locales.- Durant tout l’été, chaque semaine, la commune accueille plusieurs marchés offrant des produits locaux frais, d’artisanat et des spécialités culinaires.
• Marchés des producteurs : tous les mardis matin, du 2 juillet au 27 août sur l’ancienne aire des camping-cars dans le village.
• Marchés gourmands : les mardis soir 16 juillet et 13 août (18h30-22h30). Foodtrucks de cuisine du monde, bière artisanale de Riez, sur l’ancienne aire des camping-cars dans le village.
• Marchés artisanaux : les mardis soir 9, 23 juillet et les 6 et 20 août (18h30 – 22h30). Avec la présence de créateurs et artisans de la région Sud, rue du Cours.

En direct du marché

La fameuse Dame Farine, c’est Marie-Christine Aractingi

Marie-Christine AractingiLe milieu nous avait habitués à de solides gaillards, aux épaules larges et à la voix grave. Marie-Christine Aractingi, c’est tout le contraire ; une silhouette fine, de petite taille mais une énergie et une volonté qui transparaissent au fil de la conversation et forcent, au fil des minutes, le respect. « Je suis issue du monde des Lettres, glisse-t-elle en guise de préambule. Mon parcours c’était un bac littéraire, hypokhâgne, puis khâgne, la licence et la maîtrise que j’ai passée en Angleterre dans le cadre du programme Erasmus ». Rien qui ne prédestine Marie-Christine Aractingi au pétrin et aux levures… « Je vivais entre poésie, littérature et travail sur mon mémoire lorsqu’un jour, par un heureux concours de circonstances, je me suis mise à faire de la pâte à man’ouche, sorte de pain libanais qu’on tartine de zaatar, explique la jeune boulangère. Et c’est à ce moment qu’il y a eu un grand bouleversement dans ma vie. J’ai enchaîné avec une pâte à pizza, des pains au lait… toujours avec des recettes pourries et des farines anglaises » rit-elle.

A un an de l’agrégation la passion a été la plus forte ;  adieu l’enseignement et place à la boulangerie. « Etre une nana, petite, mince, fragile dans un univers d’hommes, ça n’a pas été facile, reconnaît Christine. Ma première embauche c’était avec un type qui donnait l’impression d’être un bourrin. Je suis restée un an et demi chez lui, il a cru en moi, j’ai eu mon BEP grâce à lui, c’est lui qui m’a inscrite en apprentissage… Cet homme était d’une belle intelligence » assure-t-elle. Suivront 3 années d’apprentissage à Paris où l’ancienne lettrée assure « avoir eu un formateur en or qui me faisait travailler toutes les fermentations ». Marie-Christine Aractingi se souvient de ces années-là : « Tout était difficile pour une petite femme sans force qui galérait pour soulever un sac de farine mais quitte à faire un métier difficile, j’étais prête à m’expatrier partout, même à Los Angeles où je ne suis finalement jamais partie ».

Le chemin de Marie-Christine Aractingi va croiser celui de Benoît Fradette à Aix : « Ce qui m’avait touchée, c’était cette phrase qu’il avait dite : ‘Je choisis mes farines comme un peintre choisit ses ocres et ses huiles’. Nous étions sur la même longueur d’ondes et comme Benoît souhaitait ouvrir une boulangerie à Bangkok, je suis restée en vue de partir ensuite en Asie »… Et d’Asie il n’y aura pas, Marie-Christine Aractingi restant même à Aix 2 ans.  A 27 ans, l’idée de s’installer à Marseille s’est imposée et tout s’est joué très vite : « Dame Farine, ça a été très dur pendant un an et demi. je commençais à 4 heures du mat’, je finissais à 20h/20h30. Je me tapais la gestion, la compta, je ne connaissais personne à Marseille… Je vivais, respirais, pensais farine, je me suis totalement oubliée ».

dame farine21 juin 2014, octobre 2017, les orages sont loin derrière elle. Marie-Christine défend désormais le commerce de proximité, s’est entourée de deux salariés et raconte sa passion sans ambages : « Les cuisiniers et pâtissiers m’inspirent, ce sont des stimulants créatifs », assure-t-elle en tendant le livre « Tartine bread » du boulanger Chad Robertson à San Francisco. Tout en rangeant ses fougasses, focaccias, brioches au sucre « qui plaisent beaucoup » et des pains de petit épeautre, de blé kamut et autres seigles, Marie-Christine Aractingi annonce qu’elle s’est associée à Laure et Gonzalo, les brasseurs de la bière la Part Faite, « pour créer un pain avec une bière triplement fermentée ». Et les partenariats s’enchaînent, ici avec le MuCem, là avec Eric Marché à Nantes « avec qui nous échangeons en permanence… » Renouant avec la tradition des corporations, des échanges, de la main tendue et de la confraternité, Marie-Christine Aractingi dit d’Eric Marché : « C’est un homme qui transmet ses recettes avec joie… Vous vouliez que je vous cite un exemple ? Eric en est un »

Dame Farine, 77, avenue de la Corse, Marseille 7e arr. Fermé dim et lun.

Photos M.C.A. MC Farine et pains de Joerg Lehmann

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