Carnet de cave

Notre-Cave-du-Mont débouche les 4 vins de la rentrée

Notre-Cave-du-Mont

C’est la rentrée ! Le mois de septembre sonne la fin de la récré et le début des foires aux vins. A l’heure où beaucoup vous encouragent à arpenter les supermarchés, nous, nous sommes allés à la rencontre de Notre-Cave-du-Mont, l’une des caves à vins les plus cools, à l’écoute des conseils de David Roume, connu pour être un Avinturier de la découverte…

« La cave est née voilà 5 ans », explique David, sommelier-conseil, qui a exercé pendant 18 ans dans le secteur du transport avant de se livrer corps et âme à sa passion. David s’est associé dans l’aventure avec Eric Laurans qui, fuyant l’univers de la finance, a rencontré son compère et associé à l’université du vin de Suze-la-Rousse. « Nous proposons quelque 500 références de vins et spiritueux, poursuit David Roume. Ici, nous ne raisonnons ni en marques ni en appellations. On s’efforce de dénicher et découvrir des vins qui reflètent le caractère de leur vigneron. Peu importe les AOC, IGP ou vins de France, nos vins doivent avant tout être bons et vertueux ». Une exigence qui se retrouve sur les étagères où 90% des quilles affichent des labels bio ou biodynamiques, parmi lesquels beaucoup de vins nature « droits et pas déviants »

« Peu importe l’appellation ou l’IGP, il faut que ce soit bon et vertueux »

David Roume, Notre-Cave-du-Mont

Et le commerçant de Notre-Cave-du-Mont  d’expliquer qu’il sélectionne et goûte d’abord : – On parle prix et tarifs ensuite » sourit-il. Reconnaissant volontiers que la période Covid-19 et confinement ont profité aux enseignes de proximité, le sommelier-conseil de Notre-Cave-du-Mont prévient ceux qui seraient tentés d’aller en grande distribution pour les foires aux vins : – Beaucoup de clients sont persuadés de faire des affaires mais il faut oublier le prix et avoir le réflexe rapport qualité-prix, dit l’Avinturier. Attention à certains vignerons qui fabriquent des cuvées, souvent bâclées, exprès pour les foires aux vins de supermarchés. Ça a le nom du vigneron, la couleur du domaine mais le vin n’est pas à la hauteur ».

La sélection en 4 temps
Château de la Selve, IGP Coteaux de l’Ardèche, Beaulieu rouge 2016. « Un vin biodynamique issu d’une petite propriété du Sud Ardèche. C’est un vigneron que j’apprécie pour son travail sur l’équilibre. Le cinsault apporte de la fraîcheur, le cabernet-sauvignon de la puissance et le grenache du fruit et de la gourmandise. L’élevage en amphores lui confère de la puissance et arrondit les tanins ».
Avec qui ? Une tablée de copains qui partageront une bonne grillade, un vin de gastronomie, un vin d’hiver pour accompagner des préparations cuites à la cheminée.
Prix ? 15 €

Terres de Roa, cuvée « Dans l’absolu », AOP saint-pourçain, blanc 2019. « Ce domaine a quitté le chemin de la coopérative voilà une dizaine d’années grâce à Lorène qui a repris les rênes du domaines, après son papa. ROA est l’acronyme de Raisins – Organics et Attitude, ce vin bio est élaboré à base du cépage endogène de l’appellation le tressalier et du chardonnay, proximité avec Mâcon oblige… Ce vin bio incarne la définition même de minéralité ».
Avec qui ? A réserver aux amateurs de pierre à fusil, pierre mouillée et silex. Un vin servi à 8-10°C qui sera parfait pour accompagner coquillages et crustacés et des poissons de Méditerranée.
Prix ? 13 €

Domaine de Saumarez, cuvée S’ blanc 2019. « Non loin du village de Murviel-les-Montpellier à un quart d’heure de la préfecture de l’Hérault, Robin Williamson a trouvé le terroir ou ses cépages trouveraient leur meilleure expression. Robin n’est pas issu du sérail, il a créé ce domaine avec 3 hectares et Saumarez en couvre désormais 10, douze ans plus tard. Il a appris le vin, souvent par empirisme, en se demandant toujours ce que son travail pouvait apporter à la vigne et au vin. Robin a renoncé à labourer puisque, affirme-t-il, personne ne lui a expliqué à quoi ça servait ! C’est quelqu’un de très humble, toujours inquiet de l’avis de ses clients. Ce vin est issu d’un assemblage grenache blanc, marsanne et roussane, des cépages aromatiques aux notes salines et iodées. Il offre quelques pointes d’agrumes et de pamplemousse. C’est un vin surprenant, jamais acide ».
Avec qui pour quoi ? Un vin plaisant qui escortera des plat gras comme les panisses ou le saumon. Un très bon partenaire pour l’apéritif, le type même du vin « au cas où » quelqu’un débarquerait sans prévenir…
Prix ? 11 €

La chapelle Saint-Bacchi, à Jouques, cuvée Glou Glou rouge 2019. « Christian Valensini propose un vin rouge nature 100% carignan sous la bannière vin de France. C’est un personnage très décalé, peu porté sur les assemblages, ayant décidé de ne travailler que des vins en monocépage. Dans le droit fil de son travail, il vient de planter les cépages sangiovese et tempranillo, des cépages on ne peut plus sudistes. Christian a pris la suite de son père qui faisait des céréales et du vin. Il a décidé de mettre l’accent sur la viticulture pour notre plus grand plaisir ».
Avec qui ? C’est un vin qu’on boit avec des potes, un vin pour trinquer comme ça, tant qu’il y en a. Dans l’esprit des vins primeurs.
Prix ? 10 €

Notre-Cave-du-Mont, 10, rue de Lodi, Marseille 6e arr. Infos au 09 83 69 64 34

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.