Carnet de cave

Olivier Nasles, le nouveau « Monsieur coteaux d’Aix »

Olivier Nasles
De g. à d. Olivier Nasles, Didier Pauriol, Eric Pastorino (président du syndicat des vins côtes de Provence), Jean-Jacques Breban (président du CIVP), Eric Lambert (président du syndicat des coteaux varois en Provence).

Après en avoir été, 12 années durant le président, Didier Pauriol, vice-président des Vignerons du Roy René à Lambesc, a annoncé lors de  la dernière assemblée générale de l’ODG Coteaux d’Aix-en-Provence, qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat. Le conseil d’administration a choisi Olivier Nasles, vigneron au domaine Camaïssette à Eguilles pour lui succéder. Olivier Nasles, oenologue de formation, exploite 23 hectares de vignes et 20 hectares d’oliviers en agriculture biologique. Il est par ailleurs  président de l’AOP Huile d’olive de Provence et président du comité national de l’agriculture biologique de l’Inao.

Changement de dénomination

Les vins des coteaux d’Aix, ce sont 4 344 ha de vignes dont 1 034 ha en bio. On compte 12 caves coopératives et 71 vignerons indépendants qui réalisent 35% des ventes à l’export. En 2021, les coteaux d’Aix, représentent 30 millions de bouteilles pour un chiffre d’affaires qui dépasse les 150 millions d’euros.
Dans son discours d’intronisation, Olivier Nasles a déclaré : « Mon mandat se place dans la continuité de l’action de Didier Pauriol. Depuis 20 ans, notre appellation a su être à l’écoute de ses consommateurs. J’aurai à cœur de représenter l’ensemble des vignerons et de mener trois grands chantiers : renforcer la synergie qui existe entre les trois AOP Provençales. Avec le Comité interprofessionnel des vins de Provence, nous avons un outil qui participe à la réussite de nos vins, il nous faut accentuer le langage commun qui nous unit.
« Je souhaite ensuite faire grandir la notoriété et l’image de notre AOP. A ce titre, nous devons faire aboutir la suppression du mot « coteaux »,  demande que nous portons depuis 15 ans. Nous sommes les vins d’une magnifique ville : Aix-en-Provence, aucun qualificatif ne doit venir perturber ce nom dont nous sommes fiers.
« Enfin, nous comptons participer activement à la construction du nouveau centre du rosé. Il nous faut renforcer les expérimentations techniques pour préparer les générations futures aux changements notamment climatiques. Depuis trente ans, la Provence a su créer de la valeur qui permet aux jeunes de s’installer et de vivre de l’agriculture. Mon ambition est de poursuivre dans cette voie pour pérenniser cette réussite ».

Les coteaux d’Aix-en-Provence, ce sont plus de 4 000 hectares de vignes revendiquées pour une production moyenne de 220 000 hectolitres. 25%  du vignoble sont conduits en agriculture biologique auxquel s’ajouteront, en 2021, 30% des vignes certifiées en haute valeur environnementale. Comme les Côtes de Provence et les Coteaux varois en Provence, les vins d’Aix-en-Provence produisent plus de 80% de leurs vins en rosé et apportent leur pierre à la notoriété mondiale des Vins de Provence.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.