Restaurants en Provence

Le palais de la Major pour démarrer l’année du bon pied

palais de la MajorLes années passent, les fêtes s’enchaînent et le Palais de la Major a fini par s’installer dans le paysage marseillais. Au déjeuner en semaine, une clientèle d’affaires, des quadras et quincas en costumes et tailleurs, y réserve ses tables pour parler boulot alors que le week-end, ce sont les touristes qui en savourent les charmes. Le décor est un intrigant mélange de style Napoléon III et art déco, le comptoir et sa fresque de danseuses, à la façon de Joséphine Baker dans la revue Nègre, tenant tête aux fauteuils crapaud et banquettes confortables. Nappes blanches et serviettes en coton participent du soin apporté à l’ambiance, le service détendu et cool, souriant et heureux, contraste avec les lourds rideaux damassés et la passementerie rococo.

En cuisine, Fabien Torrente donne libre cours à son inspiration. “Marianne nous donne les moyens de travailler” confie-t-il au sujet de Marianne Cassandri, propriétaire des lieux. Une liberté qui se retrouve dans le foie gras présenté en rouelle épaisse, d’une parfaite tenue, présentant une belle matière parfaitement assaisonnée. Le tartare de daurade-condiment citron a été pensé comme une plaisante mosaïque combinant l’acidité de l’agrume aiguisée par quelques groseilles et grains de grenade. Un enthousiasme acidulé tempéré par des lamelles de fenouil mariné qui arrondit les angles. La cuisson parfaite du dos de cabillaud en a préservé la chair nacrée qui se détache en pétales. Torrente a posé son poisson sur un lit de spaghetti de légumes arrosés, à la façon d’un condiment, d’un bouillon de crevettes grises à la citronnelle. Suit un suprême de poulet fermier du père Savarin accompagné de légumes oubliés glacés et jus truffé. Les saveurs sont intenses, la cuisson du suprême de volaille en a préservé toute la tendreté. A la façon d’une vierge à l’huile d’olive, les arômes de la truffe noire imprègnent la purée de panais, on sauce son assiette sans retenue, preuve supplémentaire de la bonne tenue de l’ensemble.
Alors faut-il y aller ? Oui pour la générosité des assiettes et l’esprit bistronomique revendiqué par le chef. Oui pour le dessert au chocolat qui, à la façon d’un Twix, juxtapose les textures fondantes, croquantes, craquantes et moelleuses : un best of que la maison a gravé dans le marbre de sa carte. Oui parce que le service nous met immédiatement à l’aise et oui, enfin, parce qu’en quittant le Palais de la Major on se dit qu’on y retournerait bien avec d’autres amis. Ce qui n’est pas si fréquent…

Le palais de la Major, 2, place Albert-Londres, Marseille 2e arr. Résas au 04 91 44 13 13.
Carte de 40 à 50 euros.

Fabio TorrenteFabien Torrente a pris ses marques au palais de la Major

Il soufflera ses 32 bougies en mars prochain et affiche pourtant un curriculum vitae impressionnant. “J’ai suivi une voie classique, reconnaît ce jeune cuisinier natif de Grenoble. Bac pro en poche, je suis parti à Terre Blanche à l’époque où l’hôtel appartenait encore à la chaîne Four Seasons et y ai passé 3 ans”. Suivra le lancement de la Farandole à la Seyne-sur-Mer avec le Marseillais Mourad Haddouche en 2012, “ensuite j’ai rejoint Lionel Lévy à l’ouverture de l’Intercontinental pendant 1 an”. Repéré par Stéphanie Le Quellec, le cuisinier part à Paris en 2013 au Prince de Galles. A Marseille désormais, membre des associations Eurotoques et Gourméditerranée, Fabien Torrente a pris ses marques au palais de la Major : “J’ai une équipe de bosseurs avec moi et nous travaillons dans une très bonne ambiance, ils ont soif d’apprendre”. La brigade compte 9 éléments qui se relaient midi et soir, 7 jours sur 7 toute l’année durant. “Je travaille avec les produits locaux et j’ai noué des liens avec de bons producteurs, assure Torrente. Cuisine du jour et registre bistronomique ont fait leurs preuves”…

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.