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Pavé de veau rôti, anchoïade et asperges vertes en salade

pavé de veau rôtiPréparation : 25 min / Cuisson : 15 min

Votre marché pour 6 personnes : 6 x 150 g de pavé de veau ; 1 botte d’asperges vertes de Pertuis ; 10 cl d’huile d’olive ; 1 citron jaune ; 1 citron confit ; 100 g de noix concassées ; une demi botte de thym ; 1 gousse d’ail dégermée ; 1 filet d’huile d’arachide, tournesol ou pépins de raisins (pour la cuisson) ; 1 noisette de beurre (pour la cuisson) ; du sel.
Pour l’anchoïade : 2 boîtes d’anchois à l’huile ; 1 gousse d’ail dégermée ; 10 cl d’huile d’olive et un peu de persil plat.
Pour le citron confit : 2 x 20 cl d’eau ; 1 citron jaune et 150 g de sucre.

On y va : passer tous les ingrédients de l’anchoïade au pilon dans un mortier jusqu’à consistance de pommade. Peler et hacher l’ail.

Laver et sécher le citron, puis prélever les zestes à l’aide d’un économe. Blanchir les zestes à l’eau bouillante pendant quelques minutes, puis jeter l’eau. Remettre la même quantité d’eau à bouillir en y intégrant le sucre et les zestes de citron. Laisser cuire doucement pendant 30 minutes environ (il faut que les zestes soient ramollis et translucides) puis réserver.

Verser un filet d’huile d’arachide dans la poêle jusqu’à obtenir une légère fumée blanche. Ajouter l’ail, le thym et les pavés de veau dans la poêle. Griller les deux côtés des pavés de veau à feu vif, puis laisser cuire pendant 8 minutes à feu doux en prenant soin de retourner la viande à mi-cuisson. Pour obtenir une belle coloration, rajouter la noisette de beurre en fin de cuisson. Dans un bol, presser le citron. Saler et ajouter l’huile d’olive. Casser le bout des asperges, puis les émincer dans la longueur et les mélanger à la vinaigrette (possibilité de tailler les asperges à l’économe). Dresser les assiettes : réaliser une grosse virgule d’anchoïade et y déposer un pavé de veau rôti au milieu. Disposer les asperges le long de la virgule avec des zestes de citron confit, puis saupoudrer de noix concassées. Déguster.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.