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Restaurant Petitgrand : des USA à l’Australie, David Mazarian a préféré Avignon

L’enfant du pays a fait le tour du monde, des USA à l’Australie, avant de revenir dans sa ville natale, parce que sa famille et ses amis lui manquaient, “et puis, finalement, on râle beaucoup mais vivre en France, c’est quand même agréable reconnaît David Mazarian. Un bac à Pasteur, l’école hôtelière dans la foulée et le voici parti pour un premier stage de 5 mois “qui s’est très bien passé. J’étais à l’école hôtelière et un copain m’a soufflé l’idée de partir outre-Atlantique pour mon premier stage. C’est comme ça que j’ai atterri dans le Connecticut, entre New-York et Boston”, se remémore David Mazarian. petitgrand
Dans un restaurant 5 diamants, l’équivalent d’un trois étoiles Michelin français, le jeune cuisinier apprend tout et sera très marqué par l’approche farm to table, inspirée par un chef  qui propose des menus à quelque 50 clients, avec très peu de choix : – L’idée consistait à faire peu mais bien” dit-il. Lorsqu’il ouvre à Avignon, le 12 juin dernier, David ne veut pas calquer le modèle appris aux USA où on change de menu tous les jours et préfère monter un restaurant de “bonne bouffe assumée” avec un menu changeant tous les mois.
“Ici, je propose un carte de plats traditionnels, ce que j’appelle les grands plats avec 3 entrées, autant de plats et de desserts. Et puis le soir, on renoue avec le style tapas avec des recettes toujours soignées et travaillées” et toujours le souci du fait maison de  A à Z.

“J’ai épuisé tous les visa possible pour rester aux USA mais je savais que mon avenir n’était pas là-bas. En France, on râle beaucoup mais on n’est pas si mal lotis”

David Mazarian

Au fil des confinements, David Mazarian a mis en place un service de livraison à domicile, une carte de plaisir coupables, “de la junk food de qualité avec des lobster rolls, des cheese-burgers, des fish and chips… Et je reconnais que ça marche de plus en plus fort de jour en jour”, assure-t-il. L’avantage de la formule ? Des clients qui, jamais ne seraient venus dans son restaurant, le découvrent par le biais de la livraison et qui, peut-être, viendront s’asseoir chez lui dès que la situation le permettra. “En Australie, à Melbourne où j’ai aussi travaillé, les restaurants proposent tous de manger sur place ou de l’emporté, tôt ou tard, il fallait bien que les Français leur emboîtent le pas” analyse-t-il.

petit grand

Comment envisager l’avenir
Comment la profession résistera-t-elle aux fermetures, confinements et autres couvre-feu qui, depuis des mois, mettent les entreprises à genoux ? “On n’échappera pas à la vérité financière, analyse David Mazarian, et nos trésoreries fondent comme neige au soleil. Rouvrir le Petitgrand sans trésorerie ça va être très très délicat. Mais soit on reste derrière nos rideaux fermés à râler, soit on se réinvente”. Outre la livraison et l’emporté, le jeune entrepreneur a aussi décidé de revoir ses jours et heures d’ouverture : – Jusqu’alors, on calquait nos horaires sur la clientèle professionnelle et les actifs et nous fermions le dimanche soir, le lundi toute la journée et le mardi soir. Avec la livraison, on s’est rendu compte que l’emporté marchait très fort le dimanche soir alors j’ai décidé de fermer le lundi et mardi toute la journée et d’ouvrir le dimanche, midi et soir”. Et le succès du brunch dominical à 22 € tendrait à prouver que le cuisinier a visé juste…

Petitgrand, 72, place des Corps Saints, 84000 Avignon ; infos au 04 65 87 90 96.

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.