
Ils ont choisi le 26 décembre pour accueillir amis, voisins et premiers clients pour une soirée où les tables ont été prises d’assaut. Avec ce huitième établissement, Marseille rejoint la galaxie Tripletta déjà présente à Bordeaux, Paris, Versailles et Toulouse. Valentin Bauer, le fondateur de l’enseigne, a confié les rênes marseillaises au duo Sébastien Jaudeau et Dienaba Ba, et l’assure : – Nos enseignes sont différentes d’une adresse l’autre car nous nous adaptons aux lieux et gens qui s’y trouvent. Nous sommes venus à Marseille avec attention sans aucune grandiloquence, nous souhaitons simplement ancrer Tripletta dans la vie du quartier ». De fait, si la place Notre-Dame-du-Mont a été la première visitée par l’équipe, plus d’une dizaine de déplacements ont été nécessaires avant de finir par décider de s’installer ici même, à deux pas du cours Julien et de la Plaine.

Après 6 mois de travaux et un investissement de quelque 800 000 euros, Tripletta a donc opté pour la trêve des confiseurs, le 26 décembre, et donner son coup d’envoi. La carte, donne le la en mode italien à coup de prosciutto di parma, de focaccia (classica à l’origan ou à la crème de truffe). Quelques insalata di radicchio aux betteraves confites et gorgonzola, au mesclun ou à la romaine et peccorino, une sublime porchetta (farcie aux herbes, polenta, champignons et jus) ou des linguine alla bottarga (boutargue) pourraient vous détourner du droit chemin et vous faire oublier les pizzas. Et ce serait dommage.

Pas moins de 18 propositions se bousculent au portillon, vous aurez le choix mais la Tripletta s’impose. La pâte aux trottoirs trop épais, fine en son centre, se pare d’une sauce tomate san Marzano parfaite de sucrosité et à l’acidité très dicrète. La spianata de calabre pimentée et les piments verts fouettent la bouche quand la mozza fior di latte, la caresse. Quelques arancini irréprochables se drapent d’une purée de tomates et pickles de piments rouges, histoire de chauffer les cœurs.
Alors faut-il aller chez Tripletta ? Oui pour le rapport qualité prix car le combo pizza dessert (pizza nocciolata ou glace à la fleur de lait) hisse la douloureuse aux alentours des 22-25 euros. Oui car c’est l’une des rares adresses qui serve un affogato et oui car le service s’avère très pro et souriant. Oui car on est dans un quartier marseillais et pas dans une caricature touristique (type Vauban-sur-Seine) et oui parce que c’est bon. C’est l’essentiel non ?
Tripletta, 25, place Notre-Dame-du-Mont, Marseille 6e arr. ; infos au 04 91 92 55 15. De 20 à 30 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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