
La bouillabaisse se donne en spectacle et s’extirpe des carcans dans lesquels chartes et autres fumeuses inscriptions au patrimoine, fût-il immatériel, voudraient l’enfermer. Ce jeudi soir 4 mai, « La Rose des Vents – poétique de la bouillabaisse » sera donné au Zef, scène nationale de Marseille. « L’idée du spectacle est née lors du confinement et s’est affinée au fil de trois années de maturation, explique le cuisinier Emmanuel Perrodin. Nous avions déjà joué au Gmem à la façon d’une bande annonce et c’est à l’œuvre complète que nous vous invitons ». Le principe de cette soirée consiste à mêler musique de création et cuisine, une histoire d’amitié entre Noémi Boutin, violoncelliste et le chef Perrodin.
« On s’est rencontré autour de la thématique du vent avec cette idée en tête selon laquelle pour humer le parfum de la bouillabaisse à midi, il suffit de respirer l’odeur de la rose des vents à minuit ».

La génèse du spectacle s’écrit autour de la rencontre de quatre musiciens, deux Français, une Japonaise et un Slovaque. Tous ont dégusté ensemble une bouillabaisse et sont ensuite repartis dans l’intimité de leur domicile pour écrire une partition. Le spectacle condense ces travaux. A ce jour, un tour de France de quelque 45 dates s’achève avec toujours la même notion : – Interroger les interactions entre la cuisine et les autres arts. « Noémi et moi, avons choisi ce plat insaisissable après lequel tout le monde court et que n’enfermeront aucune charte ni classement », martèle Perrodin avec assurance.
En guise de tomber de rideau, le public se retrouve en fin de spectacle pour déguster la bouillabaisse « en partage », cuisinée sous ses yeux durant la représentation : – Aujourd’hui, je suis à Bonneveine (au lycée hôtelier, NDLR) pour la cuisiner avec les minots et celle que je servirai jeudi soir, sera une variante, un mélange entre marmite du pêcheur et bouillabaisse de la veille », confie Perrodin. La bouillabaisse, définitivement incontrôlable, toujours insaisissable… comme le mistral.
« La Rose des Vents – poétique de la bouillabaisse », au Zef, avenue Raimu, Marseille 14e arr. ; billetterie : 04 91 11 19 20. Tarif, dégustation comprise : 15 € par personne.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
Ajoute un commentaire