Art de vivre

Popote, Frédéric Charlet et Nicolas Giansily serviront leurs premiers clients le 9 septembre

C’est aussi la rentrée pour Popote ! La jeune entreprise que viennent de créer deux amis et associés, Frédéric Charlet et Nicolas Giansily, affûte ses couteaux et présente son concept. « Nous lançons un service de livraison de plats prêts à manger, une cuisine sans artifice, des plats du quotidien comme les préparaient nos grands-mères » annonce tout sourire Frédéric Charlet. Cet ancien du Bistro du Cours qui a aussi travaillé pour le traiteur Roland Paix, s’est associé à Nicolas Giansily, ex-Péron passé par les cuisines parisiennes du Ritz et de Lasserre car « nous voulions proposer autre chose que de la junk food mais au juste prix » affirme ce dernier qui s’était fait connaître en 2001, en cuisinant pour le magasin Ventilo de la rue Montgrand, et qui dirige désormais le traiteur Fleur de sel.

Frédéric Charlet et Nicolas Giansily« L’idée consiste à proposer un vrai repas à tous ceux qui sont au bureau, à la maison ou au magasin et qui n’ont ni le temps, ni la possibilité, ou l’envie, de cuisiner, explique Charlet. Nous proposons une cuisine saine réalisée à partir des produits issus du bassin aubagnais, comme les volailles de le Rest aviculture, les fruits et légumes proviennent des « Jardins du pays d’Aubagne », les ovins sont élevés par Laurent Ajello à Gémenos, les fromages arrivent de la ferme de l’Aupillon à Trets » énumère-t-il. Pour donner plus de sens encore à la démarche, les plats de Popote seront conditionnés dans des contenants biodégradables et livrés en scooter électrique.

moules farcies à la sétoise
Les moules farcies à la sétoise seront accompagnées de pommes vapeur

Citant volontiers Picasso – « Pour apprendre quelque chose aux gens, il faut mélanger ce qu’ils connaissent avec ce qu’ils ignorent »-, Frédéric et Nicolas ont imaginé une carte de tradition française composée de moules à la sétoise, blanquette de veau condiment citron-harissa, d’œufs mimosa poutargue et orechiette aubergines-courgettes et olives copeaux de grana padano. Ils mâtinent l’ensemble de zatar, gomasio et autres curiosités pour susciter sinon l’envie, du moins la gourmandise… Sur le même principe, les deux compères ont imaginé une formule bocaux (de 4,50 à 6 € la portion) composés de recettes « très rassurantes » elles aussi, une daube de joue de boeuf, une daube de poulpe, une soupe de poissons, une soupe au pistou, « des plats mijotés, cuisinés avec soin sans additifs » pour se régaler le soir à la maison sans trop se poser de questions, explique Nicolas Giansily.

« Je trouve qu’aujourd’hui on s’éparpille beaucoup et que l’assiette est bien souvent décevante par rapport à la lecture de la carte, explique Fred Charlet. La poudre aux yeux et les perlimpinpin ça n’a jamais été mon style ». Popote proposera ses services à la région aubagnaise mais, conscients de la nécessité d’étendre la zone commerciale, les deux amis comptent bien dès la première année séduire le marché marseillais… Avant le reste du département. Mamie Popote, Frédéric Charlet et Nicolas Giansily ont du taff devant eux.

112, avenue du Vent d’Aut, 13400 Aubagne ; déjeuner de 12 à 20 €, popote-box.com

photo Caroline Dutrey

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.