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Réhabilitons le petit épeautre

Attention, il ne faut pas confondre le petit épeautre avec le grand épeautre car il s’agit de graines très différentes ! Si ce dernier se compose de plusieurs variétés sélectionnées, le petit épeautre de Haute-Provence, est, lui, issu d’une graminée n’ayant subi aucune manipulation génétique. C’est sur une zone à cheval entre les départements du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence, du sud de la Drôme et des Hautes-Alpes que les champs de petit épeautre s’épanouissent au mieux. Cette céréale, ancêtre du blé contemporain, est la plus ancienne jamais cultivée depuis 10 000 ans. Elle est facile à reconnaître car le grain n’est pas fendu. Les champs de petit épeautre côtoient ceux de lavande qui partagent le même sol calcaire et le climat chaud. « Deux IGP ont été obtenues en 2009 et 2010 pour la farine et le grain » se réjouit Sandrine Faucou au nom de l’organisme de défense et de gestion (ODG) du petit épeautre. Plante rustique, le petit épeautre aime les terrains pauvres, se suffit de conditions climatiques rudes et ne nécessite ni pesticide, ni désherbant et très peu d’eau. A ce jour, plusieurs dizaines de producteurs récoltent près de 150 tonnes de grain chaque année et leur nombre va croissant « principalement en agriculture biologique ». Preuve supplémentaire de l’essor de cette production de qualité. « Traditionnellement, en Provence, on cuisine la soupe de petit épeautre, confie Sandrine Faucou. Mais il vient aussi en accompagnement de la viande d’agneau comme le riz, il est délicieux en risotto, en salade, on en fait aussi des biscuits et desserts divers ». Autant de recettes, autant de bonnes raisons pour se régaler. Sur les paquets, vérifier que figure bien la mention IGP.

En vente dans les épiceries fines et bio et à la boutique Couleurs paysannes,
les Quatre chemins, 04210 Valensole ; 04 92 72 14 96.

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Marseille

Loury en vente. Il a 74 ans et a consacré 54 années de sa vie à la cuisine et à son restaurant. Loin de l’écume ambiante, Loury a incarné la lame de fond de la cuisine traditionnelle provençalo-marseillaise avec la soupe de poissons, la bouillabaisse et autres pieds-paquets. A regrets, le restaurant du 3, rue Fortia (1er arr.) a été mis en vente. Il est urgentissime d’aller y déjeuner ou dîner, pour ne rien regretter.
• Infos au 04 91 33 09 73

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

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