En direct du marché

Réhabilitons le petit épeautre

Attention, il ne faut pas confondre le petit épeautre avec le grand épeautre car il s’agit de graines très différentes ! Si ce dernier se compose de plusieurs variétés sélectionnées, le petit épeautre de Haute-Provence, est, lui, issu d’une graminée n’ayant subi aucune manipulation génétique. C’est sur une zone à cheval entre les départements du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence, du sud de la Drôme et des Hautes-Alpes que les champs de petit épeautre s’épanouissent au mieux. Cette céréale, ancêtre du blé contemporain, est la plus ancienne jamais cultivée depuis 10 000 ans. Elle est facile à reconnaître car le grain n’est pas fendu. Les champs de petit épeautre côtoient ceux de lavande qui partagent le même sol calcaire et le climat chaud. “Deux IGP ont été obtenues en 2009 et 2010 pour la farine et le grain” se réjouit Sandrine Faucou au nom de l’organisme de défense et de gestion (ODG) du petit épeautre. Plante rustique, le petit épeautre aime les terrains pauvres, se suffit de conditions climatiques rudes et ne nécessite ni pesticide, ni désherbant et très peu d’eau. A ce jour, plusieurs dizaines de producteurs récoltent près de 150 tonnes de grain chaque année et leur nombre va croissant “principalement en agriculture biologique”. Preuve supplémentaire de l’essor de cette production de qualité. “Traditionnellement, en Provence, on cuisine la soupe de petit épeautre, confie Sandrine Faucou. Mais il vient aussi en accompagnement de la viande d’agneau comme le riz, il est délicieux en risotto, en salade, on en fait aussi des biscuits et desserts divers”. Autant de recettes, autant de bonnes raisons pour se régaler. Sur les paquets, vérifier que figure bien la mention IGP.

En vente dans les épiceries fines et bio et à la boutique Couleurs paysannes,
les Quatre chemins, 04210 Valensole ; 04 92 72 14 96.

Ajouter un commentaire

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

Abonnez-vous à notre newsletter