Restaurants en Provence

Un restaurant "Marseille" en plein New-York

collage marseilleLa présence provençale, sinon marseillaise, à New York, a longtemps été monopolisée par le restaurant Pastis installé dans les docks de Meat Packing, au pied de la high line. Pastis a vécu et a payé sa dernière tournée il y a environ 2 ans. Un chantier transforme cette ancienne ambassade marseillaise en boutique de fringues. Mais la nature ayant horreur du vide, c’est une autre maison, sobrement baptisée Marseille qui attire les regards aujourd’hui. Son patron n’est pas Marseillais mais y a fait un très bref séjour, il y a une quinzaine d’années, et son coup de coeur pour la ville a été tel qu’il a eu envie d’importer la verve et le caractère du Vieux-Port sur un trottoir de la 9e Avenue. Le décor offre une vision romanesque d’un bistrot français plus parigot que marseillais mais le chef, Oscar Lorenzzi, s’efforce de lui insuffler une dose d’iode très méditerranéenne. L’accueil et le service sont très friendly ce qui est en train de devenir rare dans la ville.
La carte, d’abord, s’inspire de la Provence mais n’en traduit que très lointainement toutes les subtilités : petite bouillabaisse, salade (feta, concombre, tomates, oignons, olives…), soupe à l’oignon gratinée, foie gras au torchon, omelette aux asperges, moules frites, saumon grillé à la purée de fenouil-haricots verts, amandes et olives. Ce qui irriterait ici est très touchant là-bas. L’assiette, ensuite, mérite le plus grand respect : le tentacule de poulpe simplement passé au gril est arrosé d’huile d’olive, d’un trait de jus de citron et s’accompagne de rouelles de pommes rattes bouillies servies chaudes sur quelque jeunes pousses. La cuisson est irréprochable, l’assaisonnement maîtrisé. La chair se coupe aisément, s’apprécie charnue ici, croustillante là : un sans-faute que l’on accompagnera d’un costières de Nîmes, un vin blanc, château Mourgues du Grès 2014, minéral à souhait. Le risotto d’épeautre s’avère crémeux et, même si le chef a eu la main leste sur l’huile aromatisée à la truffe, même si on déplore l’absence de parmesan, l’ensemble séduit. On aurait aussi pu évoquer le burger marseillais sauce à l’aïoli ou encore le steack sauce béarnaise accompagné de frites dont le guide Michelin écrit : “they may be the best in the city” mais la place manque. Alors peu importe si la carte n’est pas “comme chez nous”, elle rend hommage à Marseille ce qui devrait inciter tous les Provençaux en goguette new yorkaise, à visiter cette adresse.

Marseille, 630, 9th Avenue, New York, NY 10036, Etats-Unis ; réservations au +1 212-333-2323. Carte aux environs de 50 €.

Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Cuisinée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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