Carnet de cave

Un rhum à la bière ? Ferroni et les micro-brasseries font fûts communs

rhum à la bière

Un rhum à la bière ? Guillaume Ferroni l’a imaginé et il l’a fait. L’Aubagnais, qui avait déjà lancé le rhum au café avec les Cafés Maurice de Toulon, s’est associé à plusieurs micro-brasseries pour mettre au point une recette unique qui a nécessité trois temps. « La première étape est très classique puisque j’élabore mon rhum, Boucan d’enfer, vieilli en fûts imprégnés des arômes de whisky tourbé. J’ai ensuite prêté ces fûts à des brasseurs (Rubé, la Plaine et Zoumaï) pour qu’ils élaborent leur bière dans ces fûts ». Les bières vont donc se charger en arômes de tourbe et de « fumé ». « Ensuite, je récupère les fûts vides et j’y remets le rhum » poursuit Guillaume Ferroni.

Un produit unique
De ces trois étapes il résulte des bières avec une identité et un caractère très typés ; par ailleurs, Ferroni embouteille des rhums très différents « et pourtant, il s’agit du même rhum au départ », glisse-t-il. Pour les familiers de la brasserie de la Plaine, le rhum présente un nez acide-citronné avec une bouche de chocolat amer (orge grillé). Chez Rubé, les notes fumées aux accents amers voire maltés sont exacerbées.
Le rhum employé est un rhum sec de l’île Maurice de 5 ans d’âge ; non sucré, on peut le consommer un peu comme un whisky écossais pour ses arômes de tourbe sur un saumon fumé lui-même et des poissons (harengs). Chaque fût (un par brasseur) donne peu ou prou 250 bouteilles (soit 1000 en tout) commercialisées chez les cavistes les plus pointus.

Rhum à la bière Ferroni, environ 48 € la bouteille. Chez les cavistes.

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Marseille

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom (présents déjà à Paris, les Emirats, Londres, la Savoie , Rio et New York) signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

Ramatuelle

Raclette à Pampelonne. Fondée par la famille Manificat dans les années 70, L’Orangerie compte parmi les historiques de la plage de Pampelonne. Ce restaurant de plage est l’un des seuls de la baie à accueillir ses clients toute l’année, 7 jours sur 7. Pour cet hiver, le chef Daniele Negrini a eu l’idée de proposer une raclette… original face à la mer ! Côté tarif, ça reste raisonnable : 35 € par personne, pour deux convives minimum.
L’Orangerie,
962, chemin des Tamaris, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 79 84 74.

 

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