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Rôti de saumon et pesto au comte

rôti de saumon
Préparation : 20 min / Cuisson : 25 min rôti de saumon

Votre marché pour 8 personnes : 1 kg de filet de saumon épais avec la peau coupé en deux morceaux égaux ; 1 courgette moyenne
Pour le pesto : 1 gros bouquet de basilic ; 150 g de comté râpé ; 100 g de graines de courge ; 3 gousses d’ail ; 200 ml d’huile d’olive ; 50 g de chapelure
Pour l’accompagnement : 1,5 kg de pommes de terre à peau rouge ; 1 gousse d’ail ; 1 bouquet de thym frais ; une demi cuillère à café de sel ; une demi cuillère à café de paprika en poudre ; 1 une demi cuillère à soupe d’huile d’olive ; 4 branches de tomates cerises

On y va : préparer le pesto en mixant tous les ingrédients au robot. Rincez et épongez les deux morceaux de saumon, posez-les côté peau sur une planche. Répartissez le pesto sur la chair des deux morceaux de saumon. Coupez la courgette en lanières, déposez-les sur l’un des deux morceaux de saumon, placez le second morceau par-dessus, peau vers le haut et ficelez le tout en rôti.

Brossez les pommes de terre sous l’eau puis coupez-les en quartiers sans les épluchez. Mettez-les dans une grande casserole d’eau froide salée, portez à ébullition et laissez cuire pendant 8 minutes. Egouttez les pommes de terre et mélangez-les avec l’huile, le sel, le paprika, le thym effeuillé et la gousse d’ail écrasée.
Mettez le barbecue à chauffer, à feu doux s’il est à gaz, sinon attendez d’avoir des braises douces et posez le rôti de saumon sur la grille. Faites cuire pendant 10 minutes. Ajoutez les pommes de terre sur la grille. Retournez le saumon et laissez encore cuire 10 à 15 minutes, en mélangeant les pommes de terre une ou deux fois. Ajoutez les branches de tomates cerises en fin de cuisson. Servez le saumon accompagné des pommes de terre et des tomates cerises.

Astuce : vous pouvez aussi réaliser le pesto avec des pignons de pin, des pistaches ou des amandes à la place des graines de courge. Il existe une multitude de variantes de pesto ; à vous de les tester pour changer la physionomie de vos plats.

Photo Julie Mechali-Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.