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Buns aux crevettes sauce au yaourt

buns
Préparation : 15 min buns

Votre marché pour 6 personnes : 400g de petites crevettes décortiquées ; 200g de yaourt ferme ; 2 œufs fermiers ; 6 petits buns briochés ; 1 petit bouquet d’aneth ; 1 tige de céleri ; 50g de mayonnaise ; 4 cuillères à café de moutarde ; sel et poivre.

On y va : portez une petite casserole d’eau à ébullition. Ajoutez délicatement les œufs et laissez-les cuire pendant 8 minutes. Egouttez, passez les œufs sous l’eau froide pour les refroidir, puis écalez-les délicatement et coupez-les en tranches. Rincez et émincez finement la tige de céleri et l’aneth.
Dans un saladier, mélangez le yaourt avec la mayonnaise, la moutarde, les crevettes, le céleri et l’aneth. Salez et poivrez, ajoutez les œufs et mélangez délicatement. Coupez les petits pains en deux, garnissez-les généreusement de préparation aux crevettes, puis emballez-les dans du papier cuisson en fermant avec de la ficelle ou du raphia.

Astuce : vous pouvez utiliser des petites crevettes décortiquées surgelées. Dans ce cas, laissez-les décongeler, puis égouttez-les avant de les ajouter à la recette. Si vous utilisez de plus grosses crevettes, coupez-les en morceaux. Vous pouvez remplacer les buns par des petits pains individuels.

Bonus : et on fait quoi d’autre avec des buns ? Des burgers !

Photo Julie Mechali – Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.