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Savim automne : un avant-goût des fêtes de fin d’année

Savim d'automne

Les contre-allées du Prado sont jonchées de feuilles jaunes, couleur emblématique d’automne pour le salon Savim, salon des vins et de la gastronomie, qui se tient au parc Chanot, à cinq semaines des fêtes de Noël. C’est dans le hall 3 que Philippe et Florent Colonna ont installé quelque 440 exposants sur 14 000 m2. Des producteurs exclusivement, visiblement ravis d’accueillir les 90 000 visiteurs attendus parmi lesquels Delphine C. qui vient pour la première fois : – J’ai beaucoup entendu parler de ce salon alors je suis venue pour voir, explique cette pimpante marseillaise qui habite sur le Prado voisin. Je suis hallucinée de voir que les gens repartent avec des caisses entières que d’autres sont venus avec des petits chariots de courses… Moi, je n’ai pris qu’un sac, je ne m’attendais pas à ça ». Delphine C. est venue initialement pour acheter du miel, elle repartira avec deux pots, mais avoue aussi avoir trouvé « plein de choses. Tous ces gens les bras chargés, c’est bon signe, ça veut dire qu’il reste du monde pour qui la qualité ça veut dire quelque chose. Et puis à Noël, il y aura de belles tablées ».

Embarras du choix
Pas moins de 400 palettes de caisses de vins, champagnes et spiritueux ont été livrées pour le salon. C’est dire s’il y a du choix avec toutes les régions de France représentées dont la Corse, avec son fameux Clos Capitoro (C9), et le Jura avec les bières artisanales de la Brasserie Rouget-de L’Isle de Bruno Mangin. A notre Delphine qui est venue lui acheter du miel, Pierre Payan (B14-B15), l’apiculteur des Hautes Alpes confie : – On s’est fait tordre en deux jours, il ne va bientôt plus nous rester grand chose ».

Et les bonnes surprises sont nombreuses, parmi lesquelles Johann Guiraudou, tout droit venu de Saint-Rémy-de-Provence. L’artisan de 38 ans a inauguré le 1er juin dernier sa boutique joliment baptisée « les Gâteaux Voyagent ». Johann se targue de travailler tout seul avec une aide maternelle ponctuelle. Sa gamme se compose de madeleines, cakes, financiers et pains d’épices. Il revendique également la paternité de ses marrons glacés mais, surtout, ce sont ces glands de Noël, en réalité des rochers praliné (coco ou noisette) et des pâtes à tartiner qu’il faut goûter (à la pistache, au caramel ou à la noisette). Des petites merveilles dont le chocolat provient de la chocolaterie de l’Opéra, à Châteaurenard, et qui feront sa réputation au fil des prochaines années.
Autre rareté du salon, le Moulin de Valdinoix (D6), seul et dernier moulin à huile de noix de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec Aurore et Florent à la barre. Leurs gammes d’huiles exceptionnelles accompagnent une moutarde aux noix et, surtout, des noix caramélisées façon chouchou, à dévorer égoïstement.
Les amateurs de confitures (la framboise est à se damner), rejoindront la Ferme gardoise de Valmalle (N23) qui propose une confiture de châtaignes des Cévennes exceptionnelle à plus d’un titre car peu sucrée et toute portée sur le fruit.
Tout exprès venue de Corse, Géraldine Gavarini (éleveur-transformateur, stand T22), propose une gamme de fromages fermiers au lait cru dont un brocciu frais, un brocciu passu, des spécialités à tartiner (népita et merzu) qui méritent tout votre intérêt.

Le Savim permet de manger sur place cassoulet, sandwiches de foie gras, aligot, huîtres et quantités de spécialités régionales. Plus de 1200 chaises et 200 tables sont disséminées un peu partout. A l’heure du café (Cafés corsica, T28, torréfaction fondée en 1934), vous aurez le choix entre un gâteau à la broche (Françoise et Dominique Boiton en proposent richement aromatisés au rhum, stand N9) ou un panettone : Dolce idea est venu avec 750 unités à vendre (R6).

Savim d’automne 2021, du 18 au 21 novembre 2021, hall 3 du parc Chanot, Marseille 8e arr. M° rond-point du Prado. Accueil avec un certificat de vaccination à jour, ou un certificat PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures et un masque obligatoire (retiré pour les dégustations).

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Marseille

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