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Le Savim d’automne 2017 est annoncé et dévoile sa sélection

C’est l’un des moments les plus forts de l’année gastronomique en Provence : le Savim d’automne 2017 s’apprête à ouvrir ses portes pour une 23e édition riche en découvertes. « Il y aura cette année, un peu plus de 400 exposants sur 9000 mètres carrés », assure Philippe Colonna, co-organisateur du salon avec son fils Florent. Si le premier est le garant de la sélection des exposants, « tous des producteurs » selon ses propres termes, le second est en charge de la logistique : « Nous sommes très complémentaires, Florent est très rigoureux »… Comme toujours, le Savim doit son succès à l’esprit familial et à la proximité entre clients et producteurs : « On accorde beaucoup d’importance aux hommes et femmes, la force de ce rendez-vous réside dans les relations qui se nouent au fil des éditions entre clients et producteurs » analyse Philippe Colonna.
Savim d'automne 2017Au gré des rencontres, nombreux sont ceux qui, à l’instar d’Angela, marseillaise du 8e arrondissement, expliquent : « Lorsque je vais vois ma fille et mon gendre au Pays Basque, je vais aussi rendre visite aux exposants que j’ai connus au Savim, dit cette pimpante sexagénaire. Je vais dans des fermes pour le foie gras et les charcuteries, dans des châteaux et domaines pour le vin ». « Acheter ne suffit pas, complète Colonna. Il faut qu’il y ait des échanges, que les uns expliquent aux autres leur travail, le Savim a fait le choix de l’authenticité ».
De fait, le salon de la gastronomie de Marseille se compose « à 98% de producteurs », rares sont les négociants et revendeurs. « Je n’ai que des vignerons bourguignons, se félicite l’organisateur du Savim. Je suis très fier d’accueillir Philippe Gavignet, un des plus grands Nuits-Saint-Georges, qui vient à Marseille par plaisir pour revoir ses clients ».
En novembre 2016, le Savim assurait avoir franchi la barre des 78 000 visiteurs en 4 jours. Le phénomène du lundi, jour plébiscité par les professionnels de la restauration pour venir y chercher quelques produits rares, se confirme au fil des ans. « Ça fait 29 ans que ça dure, depuis les premiers pas du salon à Istres en 1989 avant de déménager à Marseille en 1995 », sourit Philippe Colonna. Et il se murmure même que le Savim d’automne pourrait passer de 4 à 5 jours avec une inauguration le jeudi au lieu du vendredi si la fréquentation se confirme : « Ce serait un beau cadeau pour les 25 ans du salon, dit l’organisateur qui poursuit : Marseille confirmerait ainsi son leadership en matière de salons gastronomiques ». Le défi est lancé : avec le hall1 et une partie du hall2, le Savim affiche ses ambitions… et son bel appétit.

23e Savim d’automne 2017, du 17 au 20 novembre, parc Chanot Marseille 8e arr. halls 1 et 2.
De 10h à 20h tous les jours (18h le lundi). Entrée : 8 € avec un verre à dégustation gravé.
Téléchargez votre entrée gratuite ici.

Les quatre recommandations de Philippe

La liste des exposants

 Le cellier de Revigny, « un pétillant de fraise et un moelleux artisanal épatant à l’apéritif. On peut imaginer le moelleux de framboises avec le moelleux au chocolat par exemple… C’est un produit venu de la Meuse à découvrir » (stand J14).
 Les Tuiles bleues, « un vin nature produit dans le Luberon. Je suis très fier d’accueillir ce domaine familial. Au fil des ans, les vignerons nature devraient être de plus en plus nombreux. Ce sont des gens intéressants à rencontrer absolument » (stand J3).
 Salers de la Santoire, « c’est la ferme des frères Pissavy qui proposent une viande de Salers fermière exceptionnelle. On les croise sur les marchés du Cantal et ils expédient partout en France. Leurs viandes de 5 à 6 ans d’âge sont remarquables » (stand U11).
 Christophe Monnier de Port-de Bouc : « C’est un gars qui s’est lancé dans la fabrication de verrines de corail d’oursin d’Islande. C’est un produit qui peut se conserver jusqu’à un an au froid, à la dégustation c’est une vague iodée bluffante » (stand K14).

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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