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23e Savim d’automne, un avant-goût des festins de fin d’année

Les visiteurs du samedi ont été surpris par la foule qui s’est massée dans les allées du Savim d’automne, salon de la gastronomie, organisé par Philippe et Florent Colonna. Hier dimanche à 12h30, la queue à l’entrée du hall1 dépassait les 100 mètres ce qui laisse augurer pour lundi, dernier jour de Savim d’automne, une affluence sinon record, au moins aussi exceptionnelle que lors des précédentes éditions avec, au moins, 80 000 entrées… Pour les retardataires, il vous reste encore quelques heures pour découvrir ou acheter quelques trésors dont voici un bref aperçu.

 A tout seigneur tout honneur, la nougaterie Jonquier, à Ollioules, dans le Var, raconte l’histoire d’une famille qui travaille encore à l’ancienne dans des chaudrons de cuivre. Si les classiquissimes noir et blanc ont notre préférence, on restera sceptique devant les nouvelles recettes comme le nougat mojito-menthe ou pastis cacahuètes… Miel, amandes, visites ouvertes au public, il serait dommage de méconnaître ces artisans. Stand M12
 Le Comptoir du cacao est une entreprise familiale basée à Bazoches/Betz dans le Loiret. De la sélection des fèves à la torréfaction en passant par le conchage ces chocolatiers au sens strict du terme (qui fabriquent leur chocolat) proposent une gamme amusante de tablettes (noix de pécan, nougat, figue et abricot), des pralinés feuilletés, des palets gourmandes chocolat-palet breton et les fameuses croustines à la crêpe dentelle. Stand D4
Les Corses connaissent certainement les Délices de Juliette qui est venue tout exprès pour le Savim apportant d’exceptionnels beignets tout ronds, juste croustillants en surface, de figatellu ou de brocciu. Une merveille à découvrir sans oublier la tarte à l’oignon, le fiadone, falculelle ou l’ambrucciata… Extraordinaire. Stand, hall2 U4
 Les Alpes de Haute-Provence sont aussi noblement représentées avec la Maison du Saucisson de Saint-André-les-Alpes. A goûter : la noix de jambon, le saucisson aux cèpes et au fromage de chèvre. Les viandes sont garanties originaires de la montagne environnante et les modes d’élevage nous garantissent le bien-être de l’animal. Air pur, alimentation… voilà pourquoi la rosette pur porc vaut aussi le détour. Stand U17
Côté vins, un des nombreux coups de coeur ira au château de la Cormerais de Thierry Besnard. Non loin de Nantes, la propriété compte 40 hectares de vignes et met en scène un étonnant muscadet Sèvre et Maine-sur-Lie, un vin blanc sec issu du cépage melon de Bourgogne. Très aromatique, délicat, il dégage de délicates naunces d’agrumes qui feront merveille sur les coquillages et poissons. A boire dans les 2 à 3 ans pour en conserver la vivacité. Ultime argument, à 5 € la bouteille, difficile de trouver meilleur rapport qualité-prix.
Le même Thierry Besnard donne à découvrir un muscadet vieilli en fûts de chêne dont l’élégance provient du travail des tanins délicats. Une merveille qui tutoie le fois gras, les volailles et, surtout, les fromages comme une tome ou une raclette. Une heureuse surprise affichée à 7,50 €. Stand J9
Il est à l’entrée, inratable immédiatement à gauche avec ses parfums et senteurs, Hugues Lataste propose une gamme de fromages fermier d’exception, puissants, racés. Une des stars du salon, un fidèle aussi au fil des ans… Stand U41

Sans oublier les vins de Roselyne Gavoty, les chocolats de Mathieu Taborcia, les biscuits de Moustiers, les escargots d’Huguette Magne, l’aligot aveyronnais de Brigitte et Didier Mazars… Un autre complément de la sélection ici.

23e Savim d’automne 2017, jusqu’au 20 novembre, parc Chanot Marseille 8e arr. halls 1 et 2. Fermeture à 18h.
Entrée : 8 € avec un verre à dégustation gravé.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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