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Savim de printemps 2022, une édition optimiste

savim de printemps 2022

La 20e édition du Savim de printemps 2022 se déroulera cette année encore au parc Chanot, au sein même du hall 8, dès le 6 mai prochain. Le bâtiment de 5 000 mètres carrés sera aménagé pour accueillir 240 exposants dont 10 nouveaux ; une session qui donne le sourire à ses deux organisateurs, Florent et Philippe Colonna. « Nous avons maintenu nos objectifs d’accueil d’exposants et on retournera au hall 1 en 2023 » assure Philippe Colonna qui rassure : le hall vient d’être rénové et le parking qui le jouxte permettra aux visiteurs de se garer on ne peut plus près. Pour le reste, l’équipe ne cache pas son optimisme, les deux derniers salons ont été très rassurants, « acheteurs et vendeurs ayant trouvé leur compte ».

Le Savim s’exporte à Nice. Il prendra le nom de Terravini et se déroulera au parc des expos de Nice Acropolis les 4, 5 et 6 novembre. Porté par les Colonna père et fils, le salon revendique déjà entre 120 et 150 producteurs présents, une gageure à 6 mois du salon. Pour l’heure, les vins sont majoritaires mais la gamme alimentaire sera aussi très qualitative. « Une première édition c’est primordial car il faut séduire les exposants et le public, si ça marche des deux côtés, alors le public reviendra. C’est au premier rendez-vous qu’on mesure la pérennité d’un salon ».
On se souvient qu’en raison de la crise sanitaire, l’édition printanière du Savim 2021 s’était déroulée en plein air et beaucoup souhaitaient renouveler l’expérience, « mais c’était trop stressant de dépendre de la météo » tempère Florent Colonna. Voilà pour le cadre. Pour le reste, le Savim de printemps 2022 consacrera 600 mètres carrés aux espaces restauration dont un pôle majeur de 350 m2 qui sera doté d’une terrasse extérieure pour déjeuner à l’air libre. « On aura beau temps en mai et au fil des ans, j’ai appris à ne plus regarder la météo, sourit Philippe Colonna. De plus, on n’a jamais autant reçu de demandes émanant de toute la France ». Une sérénité qui puise aussi dans l’expérience salon acquise par le père et le fils : « Pour sélectionner un exposant, il faut goûter ses produits et le rencontrer. Le plus important c’est la relation humaine et ça ne se fait pas derrière un bureau ».

Les nouveautés du Savim de printemps 2022

Vignerons
Domaine de Tresbaudon à Tallard (05) : vins des Hautes-Alpes, des vins blancs en IGP magnifiques ; domaine classé HVE (haute valeur environnementale)
Domaine Deleuze-Rochetin à Arpaillargues, dans le Gard : AOC Duché d’Uzès
Domaine Patrice Magni à Châteauneuf-du-Pape dans le Vaucluse, vins en AOP
Domaine Saint-Luc à la Baume-de-Transit : vins AOC Grignan-Les-Adhémar et des côtes du Rhône
Domaine de Calissanne à Lançon-de-Provence : en AOP coteaux d’Aix en Provence et huiles d’olive d’Aix en Provence AOP
Domaine Blanc-Plume à Caudies (66) : dans les côtes catalanes (vin en biodynamie et nature, c’est le troisième vin nature qui entre au Savim sélectionné pour son originalité en blanc comme en rouge, c’est une belle découverte. Le domaine du Fils d’Eole à Alba-la-Romaine figure dans la sélection du salon depuis plus de 25 ans !

Gastronomie
Boulangerie Pain-Pan (Marseille 6e arr.) : à la rencontre de Rémi Ceresola et de Vincent Biron, artisans boulangers qui excellent dans les pains de garde aux farines bio
Azienda agricola di Degioanni, apiculteur-récoltant du Piémont en Italie : on adore ses miels de haute montagne et tous les produits dérivés
Le Tiroir normand, des artisans-transformateurs installés à Beuzeuville qui proposent un calvados arrangé (9 parfums), de l’eau de vie de pomme et des jus de pomme bio…

Zoom sur… l’Audace du goût

Adrien et Sabrina sont installés à Saint-Jean-de-Braye à côté d’Orléans dans le Centre Val-de-Loire. Ils participent pour la première année au Savim à Marseille et proposeront leurs huiles infusées au homard ou aux crustacés. Avec ces mêmes huiles, ils ont élaboré une  gamme de mayonnaises à l’huile infusée de homard, de crustacés, de crustacés/estragon ou de crustacés ail et piment, cousine de notre aïoli provençal. Une mayo sans additif ni conservateur que vous associerez aux poissons évidemment mais également aux viandes blanches qui aiment leurs arômes corsés. Stand G17.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.