Brignoles

La Foire de Brignoles dédie un week-end complet à la gastronomie, samedi 20 avril et dimanche 21 avril prochain. Durant deux jours, des chefs se succèderont en cuisine pour mettre à l’honneur le terroir, la filière ovine varoise, la pâtisserie et les Vins de Provence. Julien Tosello, Benoît Witz, Pascal Barandoni, Nicolas Pierantoni ont déjà confirmé leur participation. Recettes autour de l’agneau, démonstrations à 4 mains où les chefs déclineront un produit de saison en version salée et sucrée, astuces pour pâtisser vegan mais avec gourmandise, recettes pour composer un apéro provençal de qualité et accords mets et vins seront commentés par un oenologue en partenariat avec les Vins de Provence.
• Toutes les infos sur la foire de Brignoles, ici

Région

L’union des œnologues de France vient de dévoiler le palmaréès des 41e Vinalies qui se sont tenues à Dijon à la fin du mois de mars. 46 dégustateurs ont goûté 1827 vins ; 505 bouteilles ont été primées dont 202 blancs, 188 rouges et 110 rosés. La palme « Rhône-Provence-Corse » a été attribuée à la cuvée des Vignerons du Luc, Côtes de Provence « Notre Dame des Anges », Baleti Manifi, Rosé, 2023 (avec 97/100 points). Le palmarès Provence se compose de 98 médailles (17 grand or, 45 or et 36 argent).

Marseille

Camille Gandolfo wanted. Mais où est passée Camille Gandolfo ? Depuis son départ du restaurant de l’hôtel des Bords de Mer, Camille Gandolfo ne répond à aucune sollicitation. Nul ne sait où elle est, ni ce qu’elle fait. Alors, pour calmer ceux qui s’inquiètent, sachez que Camille Gandolfo prendra la direction des cuisines de « la Marine des Goudes » rachetée par Paul Langlère (Sépia) et ses associés du Cécile, le sandwich club du quartier de Malmousque. Ouverture prévue début juin mais n’en parlez à personne, c’est confidentiel.
Juan Pulgarin… le come back. Le plus célèbre colombien de la ville reviendra d’ici le mois de mai rue d’Aubagne pour nous y régaler des spécialités qui ont bâti sa réputation.

Une bière à la navette. Ils étaient tous là, jeudi 4 avril au soir, sur la place de Lenche, à goûter et célébrer cette nouvelle bière de la brasserie la Minotte. Une bière blanche aux accents marseillais, aux parfums des navettes des Accoules ! Bien sûr, José Orsoni dit-Jo Navettes, et ses enfants, Marie-Julie et Clément étaient de la fête, pas peu fiers de cette création à laquelle ils ont participé (surtout Clément)… Une bière ultra fraîche, très peu amère qui a nécessité 20 kg de biscuits par brassin et quelque 2 mois de fermentation. A découvrir à la Descente des Accoules (le caviste du 4, rue de l’Evêché, 2e), au Café du théâtre (12, place de Lenche, 2e) et dans tout le réseau des revendeurs des bières La Minotte.
• Infos au 04 91 90 99 42

Suis-nous sur les réseaux

En direct du marché

Savim de printemps 2024 : pour Philippe Colonna, « seul le goût compte »

Philippe Colonna, organisateur du Savim de printemps 2024

La 22e édition du Savim de printemps 2024 est annoncée du 15 au 18 mars 2024. L’occasion pour Philippe Colonna et son fils, Florent, de faire le point sur la philosophie de ce rendez-vous qui déplace des dizaines de milliers de clients à chaque rendez-vous.

Le Grand Pastis : C’est quoi le Savim ?
Philippe Colonna : C’est un salon qui a été créé il y a 36 ans et qui n’a jamais changé d’esprit. A l’époque, on ne parlait pas de bio, de nature ou de biodynamie, le maître mot c’était « le goût ». Quand c’est le goût originel qui domine il y a toujours une passion qui se cache derrière : la passion de l’agriculture, la passion de l’élevage extensif par opposition à l’élevage intensif.
Le goût originel ne se retrouve jamais dans un produit industriel. Il y a 30 ans, j’avais suivi une conférence du professeur Méroni (Inra) sur le thème des tomates ; le débat était très animé entre les tenants du bio et les autres. Méroni disait que seul le goût compte quand on ne sait rien d’un produit. Le goût était aussi le garant d’une richesse en nutriments puisés dans un sol vivant, exempt de produits phytosanitaires, par des racines qui plongent à la verticale. Si la terre est morte, les racines poussent à l’horizontale et il faudra alors beaucoup arroser… Le label bio garantit des méthodes culturales mais ne garantit pas que le produit sera bon. En revanche, un bon produit sera toujours sain. Le Savim, c’est donc la sélection d’aliments et de vins qui ont bon goût. Savim de printemps 2024

Le G.P. : Pourquoi y a-t-il deux salons, un en automne et un au printemps ?
P.C. : Si le Savim a grandi et s’est développé en 2 sessions ce n’est pas un hasard, c’est parce que les visiteurs et les exposants y ont trouvé leurs marques. Le salon de printemps (mars, NDLR) a été voulu par le public et il est né quelques années après le Savim d’automne (novembre) conforté par le succès de ce dernier. La session de printemps gagne en importance tous les ans et je m’en réjouis car les salons gastronomiques en 2 sessions par an, c’est rare en France. Cela dit novembre sera toujours le plus fort car c’est un rendez-vous puissant lié aux fêtes de Noël et de fin d’année.

« On n’a pas un public de nantis mais un public culturel »

Le G.P. : Vous dites que le Savim est unique, en quoi l’est-il ?
P.C. : Lors du dernier salon de l’Agriculture, à Paris, j’ai rencontré des Provençaux avec qui j’ai beaucoup discuté. Ils ont tous en commun de considérer Savim comme leur salon ; ils me disent que des liens affectifs se sont noués avec les exposants. Il y a des jeunes de 30 ans qui ont grandi avec leurs parents qui fréquentaient les deux sessions. Le lien avec les gens de la terre est important et beaucoup vont les voir lorsqu’ils partent en vacances ; ce côté affectif c’est la base de tout. Souvent les visiteurs m’étonnent car ils ont une connaissance pointue des producteurs et de leur travail, il y a une clientèle au goût très affirmé qui aime bien manger. Chez nous, les foies gras de canard n’ont pas le label bio mais les animaux ont été élevés en plein air et nourris avec le maïs cultivé sur les terres mêmes de la ferme.

Le G.P. : On dit que les produits vendus au Savim sont chers…
P.C. : Pfff… j’en ris et ça m’énerve. Au Savim, tu achètes des chipolatas fraîches et fermières à 12 € le kilo, je n’ai pas trouvé mieux ailleurs. Le plus bel exemple porte sur les foies gras : à Noël dernier j’ai pris en photo tous les foies gras d’un supermarché, il y avait de tout et n’importe quoi, du mi-cuit « origine France » ou « origine Sud-Ouest » (ce qui ne veut rien dire), à 240 € le kilo, et du bloc à 120 € le kilo. Chez nous, le foie gras se négocie à 120 € le kilo pour un foie gras fermier mi-cuit d’une ferme connue des Landes. Cette politique tarifaire s’explique car tout est fait en famille en vente directe et sans intermédiaire ; évidemment un foie gras industriel bulgare ça ne vaut rien…

Savim de printemps 2024, du vendredi 15 au lundi 18 mars 2024, hall 8 du parc Chanot (palais de l’Europe), 8e arr. ; de 10h à 20h (fermeture à 18h le lundi). M° rond-point du Prado.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.