Art de vivre

Savim de printemps, l’heureuse sélection en avant-première

Le 15e Savim de printemps, salon des vins et de la Gastronomie, édition de mars est annoncé. On ne change pas une recette qui gagne et cette année encore, Philippe et Florent Colonna, père et fils, installent “leurs” producteurs au parc Chanot, du 17 au 20 mars inclus. “Il y aura 260 producteurs dont une vingtaine de nouveaux”, annonce avec joie Philippe Colonna. Un sourire et un entrain que l’organisateur du salon tient à pondérer : “Cette année, je déplore l’absence de quelques producteurs de fois gras du Gers et des Landes victimes des abattages massifs dus à la crise de la grippe aviaire. Si les grosses exploitations dotées d’une solide trésorerie résistent, c’est l’hécatombe chez les plus jeunes éleveurs”. Au chapitre des défections, Colonna a recensé l’annulation de la participation de deux vignerons victimes de tempêtes de grêle, en Alsace et en Chablis.
Savim de printemps“Ce qui me fait le plus mal, c’est l’absence de l’Oursine de Ré. Ils étaient les seuls en France à produire un corail d’oursin d’une telle qualité. Ils jettent l’éponge victimes d’une production de 365 jours par an et du poids des charges. Ils se sont dépensés sans compter pendant 10 ans, ils avaient un succès incroyable mais ça n’a pas suffi, analyse Philippe Colonna. Je tiens à faire savoir ceci à nos visiteurs car derrière l’image heureuse d’une belle production de qualité, il y a des hommes et des femmes qui sont fragiles et que nous devons aider en soutenant leur activité économique”.

Bien sûr, le duo Philippe-Florent Colonna garde le moral “parce qu’à Marseille, il y a une clientèle de plus en plus importante de consommateurs qui ont peur de se faire empoisonner par l’assiette. Ce sont les jeunes générations qui exigent une alimentation irréprochable aux valeurs nutritionnelles avérées”. Egalement organisateurs de salons gastronomiques à Paris et à Amiens, les Colonna notent que Marseille est un cas “unique car c’est ici que la fréquentation est la plus jeune ; nos visiteurs sont avides de découvertes. Demandez aux exposants, ils vous le confirmeront, c’est très frappant, il y a une prise de conscience dans cette ville !”.
D’un salon l’autre, ce sont les mêmes visiteurs qui incitent leurs amis à venir arpenter les allées du Savim. Ce qui réjouit Philippe Colonna : “Je vais développer le bio de plus en plus, je veux faire la promotion des produits cultivés sauvages, de ces animaux élevés en totale liberté, retrouver la saveurs primale des choses”. Vaste programme.

Quelques jolies découvertes du Savim de printemps

Côté vins, le château la Dorgonne (côtes du Luberon bio) fait son entrée au Savim tout comme Eleonore Moreau & fille qui “produit un chablis exceptionnel. C’est magnifique ce qu’elle fait” dit l’organisateur du Savim. Ce dernier a également sélectionné “un joli sancerre, le domaine Raffaitin-Planchon couvre 11 hectares seulement mais ses vins sont floraux, minéraux, ils explosent en bouche, c’est très bien fait”. Les amateurs de bordeaux ne seront pas en reste avec le château Haut-Cazevert qui présentera un “rouge en bordeaux supérieur aux environs de 7,50 € la bouteille d’un magnifique rapport qualité-prix et un entre-deux mers blanc tout aussi remarquable”. Enfin, pour les amateurs d’insolite, la société le Lait de Jument de Camargue et sa fondatrice, Caroline Maureau, présenteront une gamme de cosmétiques, caramels et glaces au lait de jument ; le domaine de l’Oustalet à Mouriès, sera également présent : Josuan et son épouse donneront à découvrir leurs légumes et, surtout, leurs variétés de courgettes cultivées en musique et déclinées à toutes les sauces (conserves, veloutés) etc.

Savim de printemps, du 17 au 20 mars, hall 1 du parc Chanot, Marseille 8e arr.
De 10h à 20h tous les jours. 18h le lundi. Entrée : 8 € avec un verre à dégustation gravé.

Entrée gratuite, cliquer ici

En bref

Les Sard’in c’est bon tout le temps Pour agrémenter un sandwich ou à partager entre potes lors d’un apéritif improvisé, ces sardines sauveront également votre plateau repas en cas de frigo désertique un dimanche soir. Préparées entièrement à la main, elles sont mises sur grilles et cuites au four pour être plus légères et digestes. Garanties sans friture, on les aime à l’huile d’olive extra vierge ou au piment.
6 € la boîte chez le Petit Cabanon, restaurant au 63, avenue Robert-Schuman, Marseille 2e.

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