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Savim printemps 2021 : 4 jours de marché total régal

savim de printemps 2021

Après moult rebondissements dus à la crise sanitaire, Florent et Philippe Colonna poussent un grand soupir de soulagement : le Savim printemps 2021 a finalement lieu. Et cette édition restera dans les mémoires comme l’une des plus réussies. Avec quelque 210 stands réunis dans un espace aéré de 7500 m2, des stands tirés au cordeau et une ambiance détendue, ce Salon des vins et de la gastronomie renoue avec ses grandes heures. « J’y vois la preuve qu’une dynamique s’est enclenchée, analyse Philippe Colonna. Depuis plusieurs jours, de 400 à 500 personnes téléchargent leur billet d’entrée sur le site du salon chaque jour, c’est bien le signe que tous projettent de venir et que nous aurons du monde ».

Dans un format de marché de plein air, tous les habitués de l’édition de printemps ont répondu à l’appel à l’exception de quarante exposants qui ont préféré se faire porter pâle. « Les valeurs sûres sont quand même venues », tempère Florent Colonna qui note une présence accrue des viticulteurs. « Le public rencontrera tous les vignerons et viticulteurs en personne, pas de négociants ni d’intermédiaires chez nous, poursuit Philippe Colonna. Au Savim, quand on goûte un vin, c’est toute la personnalité de son vigneron qui transparaît ». « Je trouve que cette formule en plein air est parfaite, s’enthousiasme Laurent, venu d’Avignon tout exprès avec deux potes. On a de la place pour marcher, il y a des tables un peu partout pour se reposer ou manger, c’est vraiment très bien ». Devant le stand des charcuteries de porc noir corse AOP de Stéphane Mannei, éleveur à Bocognano (stand L1), Alexandra et Brahim remplissent leur sac : « Nous vivons à Paris mais comme nous sommes à Marseille pour quelques jours, on a voulu voir ce salon dont tout le monde nous avait parlé et nous sommes très favorablement impressionnés », dit Brahim qui a aussi acheté quelques  macarons aux amandes chez Eric Navarro (B1), fabricant de croquants et navettes à Ollioules dans le Var.

savim de printemps 2021
Les merveilles de Maison Marthe

La sélection du Grand Pastis

Votre tour du Savim printemps 2021 commencera par l’Atelier du Café (O1) des Gardois d’Uzès qui torréfient toujours avec la plus vieille machine à torréfier de France datant de 1905.
Pensez à visiter le stand de la Ferme des Champs Bons (M11, Lot) qui propose d’exceptionnels rocamadours fermiers AOC.
Pour embaumer la maison, rien de tel que les huiles essentielles de lavande de Bleu d’Argent (O11), producteur-récoltant dans les Alpes de Haute-Provence.
La Maison Marthe Simon est venu tout exprès de l’île d’Oléron pour exposer ses trésors au pied du Vélodrome. Ses tartinables saumon à l’aneth, cabillaud-carottes, éclades de moule ou sardine citronnée sont génialement bonnes… Mais ces pots de crème vanille, chocolat, pistache et son lemon curd sont en tout point irréprochables… Ils en ont de la chance en Charentes ! (C6)
Si vous aimez le champagne, demandez à déguster le blanc de blancs chez Stéphane Coquillette (O3), un 100% chardonnay très léger, pas acide pour deux sous, tout en fraîcheur avec de très fines bulles.
Pour les amateurs de bordeaux, le château de Cach (G2) présente ses cuvées et millésimes.
Enfin, sur les conseils d’Isabelle Prats, une Marseillaise fana de chablis, le stand de Eléonore Moreau & fille (Poilly sur Serein, L11) est un incontournable.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.