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Si vous passez à Valensole, pensez aux amandes

Il y a 50 ans, le plateau de Valensole était couvert d’amandiers. Un nuage blanc de fleurs aux pétales délicats qui s’envolaient au printemps qui a été sacrifié au profit du bleu lavande dans les années 1950-60, « parce que la culture de la lavande et du lavandin était plus rentable » explique Françoise Jaubert. Mais le papa de Françoise, lui, a conservé les amandiers et aujourd’hui encore, sa fille perpétue la tradition : « Nous entretenons 10 hectares d’amandiers, des variétés autochtones comme la ferragnès (demi tendre) et la ferranduel » détaille Françoise Jaubert. Cette dernière, par ailleurs productrice d’huile d’olive, de lavande, lavandin et céréales, raconte l’amande avec passion selon les principes de l’agriculture raisonnée : « Pourtant, c’est une production ingrate, délicate et très irrégulière d’une année sur l’autre… Il suffit d’une gelée à Pâques pour que toute la production soit perdue ». L’amande de Valensole est un délice très recherché des confiseurs et biscuitiers ; elle se conserve au sec, jusqu’à un an dans de bonnes conditions de ventilation. Sur le plateau, les producteurs d’amandes sont rares ; Marcel, Françoise et Alex Jaubert dirigent une exploitation à l’image de leur cousine Pauline Jaubert. Il y a aussi Alexandre Schultz, à Valensole également et puis… c’est tout. « Nous ne nous contentons pas de vendre, assure Françoise, nous racontons le produit, le faisons déguster et faisons visiter les vergers en saison ». Membre du groupement, « Bienvenue à la Ferme » jamais famille n’aura aussi bien mérité son adhésion au réseau !

Les Grandes Marges, 04210 Valensole ; 04 92 74 81 13 et 06 81 90 16 94.
Amandes, 14 € le kg en vente directe et pralines, 6 € les 170g.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.