Art de vivre

Au Splendid hôtel, Bandol célèbre l’âge d’or de la Riviera

Splendid hôtelTout le charme d’une maison d’hôtes et le confort d’une structure pensée et animée par des professionnels. A Bandol, le Splendid hôtel renoue avec le tourisme « qui prend son temps ». Dirigé par Philippe Siriex, l’hôtel 4 étoiles propose 11 chambres et suites, de 18 à 60 m2, toutes décorées différemment, avec goût, mais jouissant d’une vue mer à couper le souffle. « Certaines chambres sont pourvues d’une terrasse, un atout pour savourer un petit-déjeuner au soleil levant ou un cocktail avant de sortir dîner » souffle Philippe Siriex adepte, lui aussi, du slow tourisme.

Pensé pour les couples, cultivant une ambiance intime, l’hôtel est aussi une destination rêvée pour les escapades romantiques, pour ceux qui recherchent un hôtel de charme romantique hors du temps : « Hors saison nous recevons beaucoup de locaux et en été ce sont les touristes français et internationaux qui posent leurs valises chez nous, dit le directeur de l’hôtel, mais cette année nous recevrons beaucoup de Français, c’est sûr ». La piscine intérieure, chauffée, offre une vue rasante sur la mer. Tout comme l’espace bien-être, on privatise les lieux pour en profiter comme si on était seul au monde, le sentiment d’exclusivité en plus.

Le Splendid n’a pas de restaurant et propose une liste de bonnes adresses pour déjeuner ou dîner dans les environs. Un bar et sa kyrielle de cocktails accompagnent un room-service et une carte forte de salades, croques, clubs et autres plateaux de fromages-charcuteries. « Nous nous efforçons de proposer des ingrédients locaux et de saison, c’est devenu une évidence dans nos métiers, nos clients ne comprendraient pas qu’il en soit autrement » reconnaît la direction de l’hôtel. A la façon d’un Hemingway ou d’une Christie qui viendraient ici pour y coucher les plus belles pages de leurs romans, on vient au Splendid découvrir Bandol différemment. Au soleil couchant par exemple…

Splendid hôtel, 83, avenue Maréchal Foch, 83150 Bandol, 04 28 01 21 40.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.