Art de vivre

Quilles et Papilles, une cave et un bistrot gourmet à Saint-Barnabé

Quilles et Papilles
Anthony a appris le métier à la Poule Noire au côté de Franck Paté, l’époux de Sophie (à droite)

Deux mots et une rime qui en disent long… La nouvelle cave Quilles et Papilles vient d’ouvrir cette semaine, la réalisation d’un vœu pour Sophie Paté et un changement dans la continuité pour cette adresse qui vend du vin dans le quartier de Saint-Barnabé depuis plus d’un siècle. A l’accueil, Sophie Paté, épouse de Franck, un duo qui s’est fait connaître, à la rue Sainte, en fondant la Poule Noire. Le départ du centre-ville et l’arrivée de Jeanne, voilà 20 mois, ont ouvert une parenthèse dans la carrière du couple que Sophie a mise à profit : – J’ai toujours été attirée par le milieu du vin, je rêvais d’avoir ma cave, confie Sophie Paté. J’ai trouvé ce local via leboncoin et me suis présentée par hasard. Le magasin était sombre, j’ai demandé à Franck de venir le visiter avec moi une deuxième fois. Une nuit de sommeil, et de bons conseils plus tard, j’ai fait mon offre ».
La transition s’est faite en douceur, Sophie apprenant le métier auprès du vendeur plusieurs semaines durant. La signature des actes a eu lieu fin janvier.

Quilles et Papilles
Sophie Paté, à la santé de sa jeune cave déjà centenaire !

Aujourd’hui, Quilles et Papilles, ce sont 90 m2, une adresse tout-en-un regroupant un bistrot, une cave, un corner fromages achalandé par l’ami aixois Benoît Lemarié et quelques propositions en épicerie fine. Sur les étagères, quelques 180 bouteilles parcourent le vignoble français, des côtes-du-Rhône à la Loire, du Roussillon à la Provence. Epaulée et conseillée par Franck, son cuisinier de mari, Sophie s’est attachée les talents d’Anthony, un fidèle depuis la Poule noire qui a déjà travaillé 3 années durant aux côtés de son mari Franck. « Nous proposons une cuisine de marché, inspirée par le bistrot, dit Sophie en évoquant le dos de cabillaud émulsion bois de fenouil ou le quasi de veau rôti corsé à la réglisse. Le vendredi soir, l’offre sera plus sophistiquée avec la possibilité de jouer les associations plats-vins ». Loin du centre-ville, l’ambiance des déjeuners à Saint-Barnabé n’est pas celle des déjeuners d’affaires mais plutôt  celle des repas où on prend son temps loin du je-n’ai-qu’une-heure-pour-manger, l’ambiance village contribuant à nourrir les liens entre commerçants et riverains.

« C’est un très joli défi, souligne Sophie sous le regard bienveillant de son mari Franck. C’est la concrétisation d’un rêve ».

Quilles et Papilles, 1, avenue Ambroise-Robert, Marseille 12e arr. Déjeuners de 25 à 30 € ; vendredi soir, 32, 40 et  60 €.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.