Restaurants en Provence

Ubud, un rêve d’Indonésie pour prolonger l’été

10ubud restaurant Prolonger l’été, respirer l’air des vacances et s’évader à la simple lecture d’une carte… Il y avait ici un bar de quartier dans lequel les lycéens de Saint-Joseph et les étudiants de l’école pratique de commerce venaient boire leur café avant d’aller en cours, ou pour les tailler plus radicalement. Et puis Chez Rasade a servi ses derniers cafés et le temps en a effacé la trace. Depuis un peu plus d’un an, Ubud accueille ces mêmes étudiants et lycéens qui ont vieilli. La carte de ce rendez-vous indonésien nous initie aux grands classiques de la gastronomie tels qu’on les savoure dans l’arrondissement Malang de la ville de Surabaya à Java…
En cuisine, Avi surveille le moindre geste d’une équipe qui façonne les batagor (ravioli frits au poulet-poisson et crevette) que l’on accompagnera de tofu frit farci et de sauce cacahuète. C’est elle la clef de voûte du restaurant, elle qui sait mieux que quiconque préparer le nasi rendang padang, un boeuf cuisson longue de 7 heures aux lait de coco et épices, ou les sate ayam woku, désarmantes brochettes de poulet sauce piment vert et basilic.

ubud restaurant Pour chaque plat, des sauces différentes, toutes bien rythmées entre équilibre et force, puissance et délicatesse… Qui mieux que des Indonésiens saura cuisiner ces nouilles sautées brochettes de poulet-sauce piment vert et une dorade tropicale cuite dans une réduction de citronnelle-feuille de citron-piments galanga et tomates ? Pour chaque plat, des sauces différentes et une rare maîtrise des cuissons et assaisonnements.
Ce soir l’humeur est badine, certainement un effet des nombreux cocktails parmi lesquels le fameux daïquiri au citron qui justifie bien des compromissions. Alors faut-il y aller ? Oui pour déguster un mi-cuit de thon sauce sambal-matah (émincé d’épices fraîches saisies dans de l’huile-citronnelle et feuilles de citron-galanga, curcuma frais, échalotes et piment rouge) ou une simple salade asinan mangga (mangue et piment). L’accueil d’Alain est enthousiaste et le dépaysement garanti. Allez, la rentrée ce n’est pas si mal que ça !

Ubud, 8, rue Louis-Maurel, Marseille 6e arr. ; infos au 06 67 94 21 68. Formules déjeuner 14,50 et 17,50 € ; carte, 35 € environ. 

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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