Art de vivre

Un souffle de vacances savoureuses dans le Var

seillans 1Non loin de Fayence, à mi chemin entre la Provence verte et la Riviera, le petit village de Seillans abrite une bastide du XVIIe, devenue hôtel aux arrières-goûts d’auberge d’autrefois.  Lorsqu’arriveront les beaux jours, sur la place du village, parmi les plus beaux du Var, on dresse les tables, on plonge les bouteilles de rosé dans la fontaine pour les rafraîchir et on se laisse raconter l’histoire de cette maison. “Nous sommes arrivés ici il y a une dizaine d’années à la suite d’une annonce dans le journal l’Hôtellerie, se remémorent Julie et Nicolas Malzac-Heimermann, propriétaires des lieux. Il n’y avait plus eu de travaux d’entretien depuis les années 1970 et nous avons eu un coup de cœur pour cette maison qui nous correspondait tant”. De colossaux travaux plus tard, les lieux ont retrouvé le charme de l’époque ou Alain Resnais venait ici avec Sabine Azéma, croisant Charlotte Rampling sous les photos prises quelques années auparavant ici même par Robert Droisneau.

seillans2Julie et Nicolas Malzac-Heimermann ont tous les deux “fait” l’école hôtelière de Lausanne. Le parcours de Monsieur est édifiant : maître d’hôtel chez Michel Guérard, chez Paul Bocuse dans ses brasseries lyonnaises, ouverture de la Table du Lancaster à Paris sous la houlette de Michel Troisgros… “Nous avons beaucoup donné et il nous a semblé qu’il était temps d’avoir notre propre affaire”, reconnaît Nicolas. En salle, derrière la verrière, la cuisine où s’agite Lorenzo Puillet : “C’est un garçon curieux qui aime les produits du coin, il ramasse souvent ses herbes pour la cuisine et tant pis pour le cliché” sourit le patron. La pâte feuilletée, comme les petits pains, sont cuisinés sur place chaque jour. Carottes pourpres, choux, citrons, cébettes, rhubarbe… A 24 ans, Lorenzo court les étals du marché paysan de la plaine : “Mon plus grand plaisir c’est de travailler un produit pour la première fois” confesse-t-il. Il en résulte une cuisine d’auberge, paysanne, noble et spontanée, le produit impose, le chef dispose.

A la carte, trois desserts ont pris les noms des enfants de la maison : Margaux, Gustave et Paul, respectivement 7, 10 et 12 ans. “Je pense que d’ici quelque temps, nous reviendrons vivre ici avec toute la famille” lâche le propriétaire des lieux comme pour nous convaincre de l’âme familiale de cette vaste demeure de 600 m2, avec ses 14 chambres campée en plein village…

Hôtel des Deux Rocs, 1, place de Font d’Amont, 83440 Seillans ; infos au 04 94 76 87 32.
Hôtel de 80 à 195 € en saison. Petit-déjeuner : 15 €. Bistrot : menu à 20 €, carte 34 €. Pique-nique 15 et 30 €.

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Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

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