Art de vivre

Un whisky provençalo-breton ? Oui oui, c'est possible !

Le premier rye whisky français est embouteillé ces jours-ci ! Le rye whisky est un whisky de seigle et fut l’un des tout premiers ingrédients des cocktails avant la prohibition aux USA au début du XXe siècle. Ce magnifique produit avait quasiment disparu et revient dans quelques recettes de cocktails anciens (le Sazerac, le Manhattan ou le Old Fashioned).

bouteille roof ryeLe roof rye français a fait l’objet d’une méthode de maturation très singulière. Il a été distillé, élevé et embouteillé en France dans deux régions avec deux climats et deux méthodes de vieillissement : en Bretagne et en Provence. Distillé à la distillerie de Warenghem, il a passé de longues années sous le riant climat tempéré et humide de Bretagne. Il a subi ensuite une deuxième maturation en fût de chêne américain neuf, sous le climat sec et ensoleillé de Provence. A l’instar des meilleurs whiskeys américains, sa maturation s’est effectuée directement sous le toit d’un chai en tôle, subissant ainsi des amplitudes thermiques phénoménales, qui lui ont conféré progressivement sa richesse aromatique, d’une intensité exceptionnelle.

Guillaume, le barman clandos
Le Provençal qui a eu l’idée de ce drôle de traitement s’appelle Guillaume Ferroni, le fondateur du bar clandestin Carry Nation à la rue Jules-Moulet (6e). Ne le cherchez pas, il est introuvable… puisqu’il est clandestin ! “Je voue une passion inconditionnelle pour le monde du bar et des spiritueux et j’ai consacré ces dix dernières années à parcourir le monde à la découverte de distilleries et de terroirs d’exception, ainsi qu’à enrichir ma collection d’ouvrages historiques sur le bar et l’élaboration de spiritueux, explique Ferroni. Cet attrait pour l’Histoire m’a tout d’abord conduit à créer le Carry Nation, spécialisés dans la création de cocktails du XIXe siècle à nos jours”.

De fil en aiguille, ou de chais en fûts, le barman n’a pu résister à la tentation de recréer des spiritueux disparus en utilisant les méthodes anciennes aujourd’hui délaissées. Il a donc expérimenté et croisé les méthodes pour, finalement, développer une gamme de spiritueux avec un profond ancrage historique et géographique.

Pour déguster le Roof Rye, rendez-vous au Carry Nation, un bar clandestin de la rue Jules-Moulet.
Pas de nom, pas d’enseigne, rien. Comment y aller ? Rendez-vous sur la page FB
https://www.facebook.com/pages/CARRY-NATION/128103737291493?fref=ts

Ajouter un commentaire

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

Abonnez-vous à notre newsletter