Restaurants en Provence

Mi-bistro et mi-gastro, Urban kitchen invente son style

urban kitchenStéphane Lamani a vendu son restaurant de la rue Sainte-Victoire. Axis n’est plus et voilà le cuisinier faisant casserole commune avec Jérémy Magnan au comptoir de ce rendez-vous du déjeuner où cohabitent employés de bureaux, commerçants et gens de passage. Si le dimanche est voué depuis plusieurs années au brunch, la cantine urbaine propose en semaine des formules déjeuner à des tarifs attractifs. Aux plats du jour (filet de cabillaud-casserole de céréales poire et fenouil, casserole de poulpe-pomme de terre et chorizo, salade de fenouil-artichauts, champignons et roquette), succèdent les suggestions assez bien travaillées : tataki de thon (bien cuit et cru à coeur) et wok de légumes sautés à la sauce soja, burratta et piperade de légumes-pesto de basilic, filet de boeuf grillé-pommes grenailles artichauts et crème d’anchois… A mi-chemin entre la brasserie et le restaurant, la carte reste lisible, compréhensible et cohérente avec des propositions végétariennes qui font corps avec l’ensemble.
Un apéritif ? Un verre de Doria des vignerons de Marrenon, et nous voilà heureux. Avec sa robe jaune paille, sa rondeur en bouche et les notes sucrées en attaque, ce vin blanc volumineux laisse une persistance en bouche sur des notes miellées et aguicheuses. Idéal avec la côte de veau au gratin dauphinois citronné, ce vin s’accordera de bonne grâce avec le jambon de porcelet car la polenta crémeuse (trop compacte), s’agrémente d’une heureuse sauce à la moutarde. Ile flottante, crumble poire-raisin ou mousse à la framboise, le coeur hésite. Finalement, ce sont les mousses framboise bien acidulées posées sur des biscuits à la cuiller imbibés d’un sirop de sucre qui s’avèrent les plus séduisantes.
La terrasse ceinte d’un mur de bambous exerce, à la belle saison, un pouvoir tout aussi attractif que la rapidité du personnel qui a bien compris qu’entre midi et deux, les clients n’ont guère le temps. Alors faut-il y aller ? Oui car le rapport qualité-prix est au rendez-vous et l’inventivité de la carte distingue cette cantine urbaine de la jungle environnante.

23, avenue de Corinthe, Marseille 6e ; résas au 09 83 72 01 66. Formules midi : 13,50, 16 et 17,50 €. Carte : 30 €.

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

Abonnez-vous à notre newsletter

Vite lu

La Tournée Sauve ton resto se poursuit dans le 13.- Un bus et une tournée pour soutenir les restaurateurs en difficulté et marquer sa solidarité avec une filière passablement malmenée par la pandémie Covid-19 : l’opération Sauve ton resto ! se poursuit dans les Bouches-du-Rhône. Commandez vos repas à l’avance et venez les récupérer auprès des chefs dans chacune des villes étape : Marseille les 19 et 21 janvier, Allauch le 20 janvier, Aix-en-Provence le 22 janvier, Arles le 23 janvier… Plus d’infos et les détails à lire sur mpgastronomie.fr

Terre Blanche annonce la nomination de Christophe Schmitt au poste de chef des cuisines.- Le Resort de Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort 5 étoiles, a nommé Christophe Schmitt au poste de chef pour prendre les rênes des différents restaurants, dont Le Faventia, étoilé au guide Michelin (le guide rigolo qui décerne des étoiles aux restaurants fermés). Christophe Schmitt succèdera ainsi au Chef étoilé et meilleur ouvrier de France, Philippe Jourdin, qui prend sa retraite et dont il était le second, pour perpétuer une cuisine aux saveurs du Sud. Dans la continuité de cette philosophie qui allie tradition et touches innovantes, Christophe Schmitt proposera une cuisiné axée sur les meilleurs produits locaux rendant hommage au terroir. “C’est un honneur pour moi et un très grand défi de succéder à Philippe Jourdin. A Terre Blanche, ce Mof a marqué l’histoire de la gastronomie, et il m’a aussi beaucoup appris. C’est avec beaucoup d’émotion que je lui succède aujourd’hui, plus que jamais conscient des responsabilités qu’il me lègue” a déclaré Christophe Schmitt.