Carnet de cave

Les Vilaines 2021, le rosé qui part à l’assaut des fêtes d’été

Les vilaines 2021

Chaque année c’est pareil : il y a le festival de Cannes, la sortie du guide Michelin et la présentation du rosé des Vilaines. Pour le 6e millésime de ce « vin de filles que les garçons adorent », Emmanuelle Vigne ne cache ni son enthousiasme ni sa fierté. « On affiche toujours la même ambition d’installer et faire grandir la marque, explique la jeune femme qui partage sa vie entre Marseille et Paris. Ce vin fédère autour d’une image décalée et légère avec une pointe d’autodérision ». Et au-delà de l’image fun qui colle à la marque, il s’agit-là d’un vin rosé de qualité, classé AOC coteaux-d’Aix-en-Provence. les Vilaines 2021

« Le millésime 2021 s’avère relativement sec et étrange car on le pensait précoce et l’année s’est révélée normale » détaille Gabriel Giusiano, le vigneron avec qui Emmanuelle Vigne a pensé la cuvée des Vilaines. « Nous ne nous sommes pas contentés de poser notre étiquette sur une bouteille, les Vilaines c’est notre assemblage » insiste Emmanuelle. Le grenache pour la rondeur et le fruit, la syrah pour la vivacité des arômes et le cinsault pour la légèreté, voilà pour la formule « secrète » de ce millésime « avec une récolte dans la moyenne, et une très belle homogénéité qualitative » poursuit Gabriel Giusiano. Et parce qu’il n’y a pas que les châteaux dans la vie, Emmanuelle Vigne, la bien nommée, se réjouit de voir son pari de fun et qualité mêlés séduire un public de plus en plus large : – Notre part à l’export est passée de 10 à 20% et on est présent à Londres, en Suisse, au Luxembourg et en Belgique ».

Jamais en manque d’une bonne idée, cette année encore, les Parisiens pourront déguster le sorbet au rosé des Vilaines imaginé par le glacier François Martinez. En vente à Montreuil chez Boules de Glaces et à Pantin, chez Cité fertile, ce sorbet s’envisage comme un dessert voire comme une nouvelkle façon d’aborder l’apéritif. A Marseille, le rosé des Vilaines a été sélectionné parmi les vins qui participeront au Marseille street food festival qui se déroulera les 17, 18 et 19 juin sur l’esplanade de la Major. Les années passent et le travail paie, Emmanuelle Vigne est fière d’avoir noué des liens avec le café de Flore à Paris, le Bar des Amis à Marseille, la cave de Romain Larrieu chez Auchan Gourmand et tant d’autres qui sont devenus ses amis. Pour trinquer à l’amitié.

Rosé les Vilaines 2021, aux environs de 13 € les 75 cl.
Photos La chambre Ichtus et DR

les Vilaines 2021

« Les Vilaines 2021 ? C’est le rosé de l’été en Provence »

« Les vilaines est un rosé affichant très peu de macération ; c’est un vin de pressurage direct sur la syrah, avec une macération de 8 heures sur le cinsault et 3 ou 4 heures pour le grenache » avance Gabriel Giusiano, le maître de Pey Blanc, domaine aixois qui élabore le précieux élixir. « Pour moi, c’est un vin conforme à sa ligne, proposant tout ce qu’on attend d’un rosé estival et provençal » explique Sophie des Canons de Vauban. Pour la jeune femme, il s’agit d’un rosé apéritif qui « ouvre l’appétit avec une jolie fraîcheur et un léger fruité ». On le servira à 10°C sur des petits farcis provençaux, des poissons grillés, des côtelettes d’agneau aux herbes, une ratatouille voire un couscous. « Finalement, j’ai beaucoup de mecs qui viennent en acheter, doit Sophie. Des gens qui connaissent et qui reviennent tous les ans ».

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.