Restaurants en Provence

Will à Paris : voilà ce qu'un restaurant doit être

chez will 1C’est l’ami Ezéchiel qui, un jour, disait grand bien de ce repaire parigot-parisien. Il en parlait si bien qu’il donnait envie à tout le monde de se jeter sur idtgv.com pour visiter ce nec plus ultra né du talent du chef William Pradeleix. Ambiance fifties mâtinée de vert anis, sièges recouverts de moleskine blanche, tables en bois dans la même veine et gentil service appliqué sans jamais sombrer dans l’obséquieux. La première impression est excellente. A midi la formule à 19 € est à ce point enthousiasmante qu’elle se révèle insuffisante dans les quantités. A la carte, de l’anguille fumée mousse de fenouil, des lamelles de cabillaud à la nacre-daikon en tempura de dashi, un maigre rôti-butternut maïs cacahuètes, une poitrine de cochon confite du Cantal-artichauts poivrade et jus façon teriyaki… La formule déjeuner alignait un tartare de boeuf au couteau-mangue verte-crème à la truffe-gomasio, des lamelles de chair de gambas marinées confites aux herbes et condiment sésame, une poitrine de canard et épinards japonais… Un exercice parfait, du choix des produits jusqu’à leur présentation calibrée, millimétrée, magnifiée. chez will 3Pardaleix jongle avec les assaisonnements, associe avec précision et ose les nouvelles saveurs sur de nouveaux chemins. Il y a de la personnalité, du courage et une volonté de se distinguer avec intelligence. A l’heure du nuage coco citron vert-glace gingembre – ananas (supplément 9 €), on ne peut s’empêcher de rêvasser et de complimenter en silence ce chef talentueux. S’il veut s’installer à Marseille, je lui garantis un triomphe -durable- en moins de 3 mois.

Will, 75, rue Crozatier, Paris XIIe ; résas au 01 53 17 02 44.
Formule déjeuner 19 € ; plat du jour : 14 € ; carte : 45 €.

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  • j’ai adoré ce restaurant que vous nous avez conseillé… même si, à mon goût perso, il y avait un peu le goût du peu tellement c’était bon 🙂

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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