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Xavier Mathieu de Tel Aviv à Joucas, 2019 commence fort !

Xavier MathieuUne année qui commence sur les chapeaux de roues, une année qui sera riche pour Xavier Mathieu. Ce vendredi 8 janvier, le chef de l’hôtel Le Phébus à Joucas, prend l’avion pour Tel Aviv. A l’invitation de l’ambassade de France et sous la houlette de Guillaume Gomez, chef des cuisines de l’Elysée, le cuisinier vauclusien est convié à préparer « 3 repas les 10, 11 et 12 janvier pour 50 à 60 personnes à chaque fois », détaille-t-il. Ce voyage sera émaillé par quelques visites « du Saint-Sépulcre, du mur des Lamentations et de la via dolorosa, le chemin de croix » annonce Xavier Mathieu. Ce rayonnement, l’image positive que le cuisinier exporte par-delà nos frontières lui a valu la reconnaissance du député LR Julien Aubert. De fait, ce dernier lui offrira, aux environs du 15 avril prochain, une copie de la médaille de l’Assemblée nationale (lire ci-après) : « On m’a expliqué que cette médaille récompense ceux qui apportent un rayonnement à la communauté » avance avec pudeur Xavier Mathieu. Défenseur d’un art de vivre à la française, portant les valeurs de la gastronomie provençale, Xavier Mathieu a obtenu et conservé sans interruption, une étoile au guide Michelin depuis 18 ans. Fidèle à son village, arrivé à Joucas en 1982, le cuisinier y a fait carrière : – Cette récompense m’émeut bien sûr car je ne suis pas quelqu’un qui a fait de hautes études. Je me suis lancé dans ce métier en 1982 parce que j’étais en échec scolaire et il me fallait bien apprendre un métier… Je suis convaincu que l’artisanat et le travail permettent à un homme de se réaliser pleinement ».

Une démarche éthique
En cet hiver 2019, les travaux à l’hôtel du Phébus vont bon train : la rénovation de 12 chambres sur 30 sera bientôt achevée de même que les aménagements du SPA : « On ajoute des installations qui apporteront plus de confort. Les appareils de fitness ne seront plus électriques et nous avons demandé à des sourciers de venir avec des baguettes pour trouver de l’eau. On a fait un forage de 180 mètres de profondeur afin d’irriguer notre potager qui couvrira de 600 à 1000 m2 » s’amuse Mathieu. Concernant les cartes de la brasserie et du restaurant, le chef insiste sur sa démarche : – Composer un menu ça va bien au-delà de ce qu’on va inscrire à sa carte. Je me soucie de ceux auprès de qui je me fournis car un animal maltraité ce n’est pas possible. Ma démarche consiste à connaître tous mes fournisseurs, ce sont donc des fournisseurs de proximité qui me recommandent de rencontrer d’autres confrères qui ont la même démarche ».

Prompt à la confidence, Xavier Mathieu raconte sa « timidité maladive qui m’a empêché de faire du service en salle… C’était presque un handicap pour moi. Mais j’ai trouvé ma voie dans la cuisine et ça m’a permis de tracer mon chemin. Si la cuisine ne m’avait pas conduit à diriger une brigade, j’aurais enseigné bien que je ne sois pas une bête à concours. Les examens, les notes, être recalé, ce n’est pas mon truc. Quand on échoue, il faut sans cesse recommencer et faire preuve de patience… Les concours, ça satisfait l’ego ».
Xavier Mathieu sourit lorsque « doublant ma 6e, un prof d’anglais du lycée Lacordaire de Marseille m’avait jeté son casque en pleine figure… Je ne me suis réellement mis à l’anglais que quelques années plus tard en évoquant des produits et techniques avec d’autres professionnels. Mon parcours m’a convaincu que je suis plus sensible aux progrès qu’aux notes et aux sanctions ». Une philosophie de vie qui porte aujourd’hui ses fruits.

La médaille de l’Assemblée…

La médaille de l’Assemblée nationale est un cadeau, pas une décoration officielle. Il s’agit d’une copie de la médaille remise à chaque député français en début de législature. Aujourd’hui, la médaille remise à chaque député est en argent, gravée par les Monnaies et Médailles de Paris au nom de chaque député. Certains députés offrent à des individus qu’ils souhaitent mettre à l’honneur, une médaille similaire éditée par la boutique de l’Assemblée nationale ; c’est cette médaille que recevra Xavier Mathieu.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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