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Top chef 2019 sur M6 : Fanny Aimerito représentera Marseille

Lancé en 2010, le jeu culinaire de M6, Top chef, entre dans sa 10e édition ce 6 février prochain. Pour s’assurer une audience maximale, la chaîne a recruté des candidats issus de toutes les régions de France et c’est la jeune – elle a 26 ans – Fanny Aimerito qui représentera le quart Sud-Est de l’Hexagone. Fanny Aimerito occupe le poste de second au sein de la brigade du restaurant Une table, au Sud. Ironie de l’histoire, Ludovic Turac, son actuel chef et patron, avait lui même été candidat de la seconde saison de Top Chef, il avait alors 22 ans, c’était en 2011. La maman de Raphaël, 2 ans, a grandi à Cassis puis à Marseille. C’est avec enthousiasme qu’elle raconte son aventure Top Chef…

fanny aimerito
De l’importance d’une bonne sauce ; la complicité entre Ludovic Turac et Fanny Aimerito…

Le Grand Pastis : Fanny, par quel concours de circonstances êtes-vous arrivée sur M6 ?
Fanny Aimerito : J’ai été contactée par une casteuse sur Facebook qui m’a demandé si j’étais partante pour l’aventure. J’en ai beaucoup parlé avec le chef et c’est lui qui m’a poussée en m’affirmant que j’avais les capacités alors que moi je pensais à mon petit garçon et à tout le travail que j’ai ici. Les tournages se sont déroulés entre octobre et novembre 2018 et j’ai dû faire plusieurs voyages à Paris. Avant la sélection, il y a eu des pré-épreuves filmées pour voir comment on évolue devant la caméra et si on arrive à parler en même temps qu’on cuisine. J’ai suivi des entretiens pour tester notre capacité à répondre à des interviewes. On a aussi été testés sur notre capacité à cuisiner : il fallait présenter un plat de notre choix et subir l’épreuve du panier surprise. Moi c’était les oeufs, je devais “sublimer l’oeuf” pour un critique gastronomique dont j’ai oublié le nom et un cuisinier.

Le digest de Fanny Aimerito
J’ai grandi dans un environnement assez éloigné de la cuisine mais ma grand-mère m’a appris la rigueur. J’ai eu un bac S, j’ai fait une fac d’art et fait un BTS assistante de direction en PME-PMI.
Mon chef c’est celui qui m’a donné ma chance, j’ai eu un entretien le samedi matin et j’ai commencé le mardi
J’aime Yannick Alleno pour sa rigueur
Mon dessert, c’est le tiramisu, bien crémeux avec un goût de mascarpone et de café…
A Cassis, j’adore l’anse de Corton, qu’il pleuve, vente ou fasse beau. C’est un lieu inspirant qui me ressource pas très loin de Marseille et pourtant si lointain…
L.G.P. : Pourquoi participe-t-on à ce type de concours ?
F.A. : Je faisais un BTS hôtellerie-restauration en alternance et je suis arrivée à une table, au Sud en 2013 comme apprentie pâtissière. Peu à peu, j’ai gravi les échelons et suis second maintenant. Pour moi, il s’agissait de me comparer à d’autres car, en 5 ans, je n’ai travaillé qu’ici. Je suis très à l’aise et je voulais sortir de ma zone de confort, voir à quoi je pouvais parvenir toute seule.

L.G.P. : Quel conseil donneriez-vous aux futurs candidats de Top Chef ?
F.A. : Je n’ai pas vraiment de conseil à donner mais personnellement je suis contente d’avoir relevé ce défi. Il faut se lancer car c’est une chance d’y participer. Je préviens les prétendants : c’est très intense, alors je recommande de beaucoup s’entraîner. Moi, je ne me suis pas assez entraînée…

L.G.P. : Quel tour allez-vous donner à votre parcours ?
F.A. : Je suis clairement plus à l’aise sur la pâtisserie que je trouve plus précise et rigoureuse. Le salé me semble plus instinctif. A l’avenir, je vais m’orienter sur la pâtisserie exclusivement et c’est moi qui gérerai la carte des desserts de A à Z au restaurant.

fanny aimeritoL.G.P. : Comment voyez-vous votre avenir ?
F.A. : Je me vois plus dans un restaurant qu’une pâtisserie boutique. Sans le service, il n’y a pas d’adrénaline, c’est mon moteur le service car ce n’est jamais pareil, c’est une remise en question. Il n’y a pas de coup de feu en magasin, c’est plus “habituel”. Mon but est de rester à Marseille avec Ludovic Turac ; ici, j’ai tout, mon fils est né ici, j’adore cette ville, j’ai grandi à Cassis jusqu’à 13 ans puis suis venue Marseille, ces deux villes ont été mes deux pôles.
On pourrait me solliciter pour plein de choses, pour aller travailler à l’autre bout du monde mais ce que j’aime ici le côté cocon, l’esprit famille de cette entreprise. On connaît nos enfants respectifs, ce n’est pas une grosse brigade, c’est plus qu’une équipe, on se connaît tous.

Top Chef 2019, le 6 février sur M6, 21h10

Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Cuisinée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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