Restaurants en Provence

La Gaudina, un coup de coeur pour cette ancienne boucherie arlésienne

 

Les surprises au détour d’une rue ça existe. Dans une ancienne boucherie, certainement la plus vieille d’Arles puisqu’on en retrouve l’existence au XIXe siècle, la Gaudina a dressé ses tables. 10 places en façade, sur le trottoir, le double à l’intérieur avec des éléments d’époque qui ont été préservés. Crocs étincelants, carreaux de marbre, les détails semblent faire de l’oeil à cette photo en noir et blanc, pieusement encadrée qui prouve qu’ici, on vendait du saucisson d’Arles et de la viande de taureau de premier choix. Derrière le comptoir, une petite salle privée aligne une dizaine d’assiettes, sur le billot d’époque, on continue à couper du pain (fort bon) et les chambres froides sont devenues cave à vin.

la Gaudina
On lit la carte dans une ambiance jazz de bon ton. De la tranche de pâté en croûte de canard au canelloni de caviar d’aubergine-poivrons marinés brousse en passant par l’onglet de boeuf simmenthal sauce béarnaise et le canon d’agneau rôti piqué aux olives noires et polenta crémeuse, dur dur de choisir. Le patron se confie : l’adresse a été inaugurée il y a deux mois à peine et c’est Jeanne Rutten qui cuisine. Cette dernière, ex-hôtel du palais à Biarritz et ancienne seconde de Régis Marcon durant 4 ans a fui le stress et le grand guignol de la gastronomie étoilée au profit d’une relation simple, d’une cuisine en vérité avec ce patron qui s’avère être aussi un ami d’enfance. Le propriétaire, qui a travaillé dans le prêt-à-porter, a suivi une formation de sommellerie à Suze-la-Rousse et a longtemps cherché une adresse de caractère ; il a fini par la trouver.

la GaudinaLe repas est à la hauteur des espérances, avec les rognons de veau poêlés, charnus baignant dans un petit jus de cuisson coquin qui imbibe un paillasson de légumes. Les encornets à la plancha méritent eux-aussi la Légion d’honneur : une pointe de sel surligne les saveurs des sucs de cuissons raclés au fond de la poêle, un trait d’huile d’olive, un tour de moulin à poivre et voici l’acidité d’une tomate confite qui tutoie un duo aillé-persillé de caractère. La pâtisserie a les reins solides elle aussi : les choux façon Paris-Brest croustillent d’une tuile cassée de caramel au grué de cacao et la ganache de chocolat aux suprêmes d’agrumes semble nous faire de l’oeil…
Alors faut-il y aller ? Mille fois oui car les cuissons sont justes et les assaisonnements tirés au cordeau. Le service est apaisé et professionnel assurément. Oui parce que l’ambiance amicale et familiale convient à cette clientèle de bonne tenue en quête de prix raisonnables. Un bijou hautement recommandable.

La Gaudina, 13, rue de l’Hôtel de Ville, 13200 Arles ; infos au 04 88 65 29 48.
Déjeuner 28 et 33 euros. Carte, 40 euros.

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Concerts à la Mirande L’hôtel avignonnais accueille des concerts de musique classique avec des musiciens, habitués à se produire dans les plus grandes salles de concert. Une coupe de champagne est servie à l’entracte et, pour ceux qui le désirent, la soirée se prolonge autour d’un dîner au restaurant de La Mirande. Le prochain concert aura lieu le vendredi 18 janvier à 20h : Bach, Suite pour violoncelle ; Schulhoff, Duo pour violon et violoncelle ; Mieczysław Weinberg, Suite n°1 pour violoncelle avec Philippe Graffin (violon), Raphaël Wallfisch (violoncelle).
Mercredi 13 février, 20h, Mozart « A vous dirais-je, Maman » KV 265 ; Korngold , « Much ado about nothing », violon et piano ; Ysaye, sonate pour violon seul, opus posthume ; Schedrin, Three funny pieces pour trio avec piano Schnittke, quintette avec piano. Les artistes conviés ce soir-là : Philippe Graffin (violon), Erik Sluys (violon), Pierre-Henri Xuereb (alto), Jeroen Reuling (violoncelle), Katsura Mizumoto (piano).
Concert seul avec une coupe de champagne à l’entracte : 40 € ; concert suivi de dîner : 150 €.
À 16 heures, concert suivi d’un thé et pâtisserie au salon de thé : 40 €. Infos au 04 90 14 20.

3e festival truffes et vins Rhonéa Les samedis 19 janvier, 9 et 23 février seront dédiés à la truffe noire sous toutes ses formes. Au programme : cavage dans les truffières partenaires de la cave, découverte du marché aux truffes de Richerenches, l’un des plus importants marché d’Europe, et déjeuner gastronomique « tout à la truffe » accompagné d’une dégustation des cuvées au Dolium, le restaurant de la cave coopérative de Beaumes-de-Venise. Sur réservation, places limitées : 100 € / personne (visite du marché, cavage, dégustation et repas truffes compris). Infos auprès de Marine au  04 9012 41 15.