Tendance

Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de la restauration traditionnelle a reculé de 6,9 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur par rapport au même trimestre de 2025. Sur les six premiers mois de l’année, la baisse atteint 7,3 %. Ces données sont issues du nouvel Observatoire économique de la restauration réalisé par l’Umih avec l’Ordre des experts-comptables.  Le recul touche cinq des six départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur : Bouches-du-Rhône : -10,3 % au deuxième trimestre et -10,9 % sur six mois ; Alpes-de-Haute-Provence : -8,8 % au trimestre et -8,9 % sur six mois ; Var : -7,6 % au trimestre et -8,5 % sur six mois ; Alpes-Maritimes : -4,7 % au trimestre et -4,6 % sur six mois ; Vaucluse : -3,3 % au trimestre et -4,4 % sur six mois. Seules les Hautes-Alpes résistent, avec une progression de 5,3 % au deuxième trimestre et de 1,9 % sur les six premiers mois de l’année. La restauration rapide recule elle aussi de 3,8 % en Paca au deuxième trimestre et de 4,7 % sur six mois. Ces résultats reposent sur les déclarations de TVA de 3 329 entreprises de restauration traditionnelle et de 1 937 entreprises de restauration rapide en région Sud.

Le Pradet

► 100 % Canons.- Le littoral varois accueille un nouveau rendez-vous dédié aux professionnels du vin. Lundi 12 octobre 2026, la Villa Rocabella, domaine rare posé face à la Méditerranée au Pradet, dans le Var, ouvrira ses portes à plus de 100 vignerons et producteurs de spiritueux venus de toute la France. Réservé aux sommeliers, cavistes, restaurateurs et professionnels du secteur, 100% Canons ambitionne de s’imposer comme un rendez-vous annuel incontournable dans le paysage du vin. Trois zones de dégustation permettront aux visiteurs de circuler librement d’un producteur à l’autre, entre ateliers de mixologie et pause déjeuner assurée par Le Fumoir de La Salle et le food-truck de pâtisseries Le Peem’s. Les organisateurs ont fait le choix d’un lieu à taille humaine, pensé pour favoriser les échanges directs entre vignerons et acheteurs. 100% Canons est organisé par l’association Telo Vinum, qui réunit six agences commerciales en vins et spiritueux implantées dans le Var, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et Monaco.
• Lundi 12 octobre, de 10h à 18h à la Villa Rocabella, 567, rue Général Weygand, 83220 Le Pradet. Public : salon réservé aux professionnels du vin et des spiritueux. Entrée gratuite, nombre de places limité, inscriptions ici.

Cassis

► Pierre Hermé rejoint les Vendanges Étoilées de Cassis pour leur 14e édition.- Du 25 au 27 septembre 2026, Cassis célèbre la 14e édition des Vendanges Étoilées, rendez-vous désormais incontournable de la gastronomie  française. Pendant trois jours, chefs étoilés, producteurs, artisans et passionnés se retrouvent autour des savoir-faire, des produits du terroir et du plaisir de la transmission et cette édition 2026 s’offre une signature de choix en la personne de Pierre Hermé. Promu Officier de la Légion d’honneur en 2024, Hermé compte parmi les figures qui portent la gastronomie française à l’international. Sa venue enrichit une programmation placée sous le signe de l’excellence, du partage et de la convivialité : démonstrations culinaires, cours de cuisine, dégustations, marché de producteurs et rencontres avec les chefs rythmeront ces trois jours entre mer et vignobles.
Du 25 au 27 septembre 2026 à Cassis. Infos en cliquant ici.

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Luciole, le séduisant restaurant de Margaux et Arthur

Luciole, le séduisant restaurant de Margaux et Arthur

C’est un petit événement qui est quasiment passé inaperçu. Margaux Fary et Arthur Gozlan-Dantoni se sont installés dans l’ancien restaurant de Coline Faulquier qu’ils ont rebaptisé Luciole. Les deux amis d’enfance (« nos pères travaillaient ensemble et nous avons grandi dans le même immeuble au 3e et au 5e étage ») ont en commun les éclats de rire et une impressionnante volonté d’imposer un style mi-bistrot et mi-resto ; des assiettes harmonieuses, des jeux de textures, des couleurs qui laissent augurer les saveurs. « Je sors beaucoup le soir et j’ai remarqué qu’au dîner, les cartes cassent les codes et semblent aller vers l’amusement. Au déjeuner, il faut, au contraire, penser à équilibrer les assiettes, aller vite car les clients sont pressés, être rassasiant sans jamais être lourd », explique Margaux comme pour décrire sa démarche.

Luciole, le restaurant rue du Rouet à Marseille

Régulièrement repensée, la carte laisse deviner la passion de Margaux pour les légumes, cette dernière ayant partagé quelques mois avec son ami Arthur, la vie potagère de Bruno Cayron, le talentueux maraîcher bio varois. On aime l’idée d’un tarama-focaccia et huile de poireau mais on se laisse surprendre par ces poireaux brûlés aux notes herbacées exacerbées que la chef nappe d’une sauce ciboulette-pesto ail des ours aux relents verts et herbacés. Les courgettes et pachoï snackés-taboulé d’épeautre et labneh fumé raviront les végétariens, le suprême de volaille jaune plaira aux carnassiers. La volaille se drape d’une crème de betteraves charmeuse, entre rondeur et suavité des pommes grenaille et jus de cuisson. Une composition comme un coucher de soleil rougeoyant en été. 

le restaurant d'Arthur et Margaux rue du Rouet à Marseille

Et comme un grand repas ne s’achève jamais sans chocolat, la ganache choconoir et crème montée cacahuètes aux cajou caramélisées devrait vous chavirer à moins que le moelleux amandes-coulis kiwi-thym et glace fior di latte, plus construit, n’ait votre préférence. Un café aromatisé aux sourires de l’équipe en salle et voilà qu’Arthur raconte le parcours de son amie chef, formée chez Coucou à Paris, avant de se jeter dans le grand bain Chez Ernest (association Ernest). « Margaux a ensuite quitté Paris en 2024 et enchaîné quelques résidences avant de rejoindre Marseille en Janvier 2025 »… Et la boucle est bouclée.

Luciole, le restaurant rue du Rouet à Marseille

Alors faut-il aller chez Luciole ? Oui car le duo Arthur-Margaux tourne à plein régime. Oui car le rapport qualité-prix est excellent et pourrait même prétendre au Bib Gourmand Michelin. Oui parce qu’on aime cette pointe de sucrosité ici, cette virgule vinaigrée là, la rondeur noisettée d’un assaisonnement… Le menu du midi comme la carte du soir (et les assiettes à partager) se savourent comme une balade sur les sentiers, le côté paysan et terrien assumé. Une très jolie adresse qu’il serait injuste, voire coupable, de ne pas fréquenter.

Luciole, 180, rue du Rouet, Marseille 8e arr. ; infos au 04 65 85 53 48. Formules midi 24 et 29 € ; soir, de 26 à 36 €.
 

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