
C’est un passage de relais tout en douceur et en élégance. C’est à la chef brésilienne Danielle Barbosa que Grégory Goutoulli a voulu confier les clefs de son restaurant Bubo, fondé voilà 7 ans. Un chapitre se referme pour l’un, une nouvelle histoire débute pour l’autre. « Je suis originaire de Minas Gerais, au sud de Bahia, à côté des états de Rio et San Paolo », explique Danielle dont la prestation au Dîner insolite du 21 juillet a impressionné les participants. Economiste de formation, la chef de 36 ans a participé et remporté la finale de Masterchef Brésil en 2020. « Un bouleversement car j’ai changé de vie et de carrière ».
Gregory et Danielle se sont connus alors que ce dernier cherchait un chef pour le restaurant de la rue Jean-Fiolle. Danielle, elle, ne cherchait qu’à rejoindre l’équipe ; « Grégory m’a demandé ce que je savais faire et je lui ai montré. Ça lui a plu et il m’a dit de prendre le poste de chef… C’est comme ça que j’ai rejoint Bubo en mars 2024 ». En décembre, Danielle annonce à Grégory Goutulli qu’elle souhaite évoluer et, après réflexion, il lui propose de racheter l’établissement. « Bubo va devenir Bucado, ça veut dire « bouchée » en brésilien, annonce Danielle. Je ne proposerai pas de cuisine traditionnelle brésilienne ni française, plutôt une cuisine inspirée par le Brésil mais racontée avec un vocabulaire français ».
« Je ne fais pas un restaurant féministe, mais je veux montrer que les femmes ont aussi leur place dans ce métier très physique »
Danielle Barbosa
Alain, « mon bras droit et mon bras gauche réunis », restera avec Danielle Barbosa et l’équipe sera majoritairement féminine : – C’est une volonté car je souhaite répondre à la prédominance masculine dans la profession. Il y a une idée reçue selon laquelle les femmes ne sont pas faites pour ce métier très physique, je veux montrer le contraire ».
La carte sera courte avec 3 entrées, autant de plats et deux desserts, « ça suffira pour nous trois en cuisine », assène Danielle qui veut aussi privilégier le confort de son équipe dans le travail. Figureront à la carte, la fameuse moqueca brésilienne (version sud-américaine de notre bouillabaisse), la fejouda (lointaine cousine à la viande de porc du cassoulet) et une kyrielle de plats aux ingrédients français mâtinés d’épices brésiliennes, de viandes séchées, des viandes et poissons maturés, des végétaux lactofermentés…
« Ce sera le Brésil dans la France d’aujourd’hui, ouverts sur le monde ». Dans quelques jours débuteront les travaux pour une déco heureuse, colorée, « avec de la force ». Et c’est aux alentours du 15 août que le papillon sortira de sa chrysalide.
Bucado, ouverture prévue deuxième quinzaine d’août 2025, 34, rue Dr Jean-Fiolle Marseille 6e arr. ; 09 50 13 58 28.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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