Marseille

► Bucado voit rouge.- C’est par un email enthousiaste que l’équipe du restaurant brésilien Bucado, et sa patronne, Danielle Barbosa, ont fait part de leur joie de figurer dans l’édition 2026 du guide rouge : « Bucado a été sélectionné par le guide Michelin 2026. Nous sommes extrêmement fiers et reconnaissants d’avoir été sélectionnés (…) Cette reconnaissance donne un sens profond au travail que nous menons chaque jour et vient confirmer notre vision : une cuisine originale et raffinée qui met le Brésil à l’honneur ».

Al dente nous offre l’apéro.- Filles ou garçons, chacun trouve son bonheur dans le célèbre restaurant de pasta né en 1988 à la rue Edmond-Rostand. Tous les mardis soirs l’équipe offre le pastis aux hommes qui donneront le mot de passe : « Allez l’OM » (avec l’accent c’est mieux). Et tous les mercredis soir, toutes les filles se verront offrir un verre de spritz lorsqu’elles glisseront à l’oreille des serveurs : Ragazza.
• Al dente, 10, rue Edmond-Rostand, 6e arr. Infos au 04 91 81 67 45.

Bormes-les-Mimosas

► Coupe du monde l’œuf mimosa.- La première coupe du monde l’œuf mimosa s’est tenue tout dernièrement à Bormes-les-Mimosas dans le Var. Cette première édition était réservée aux professionnels exclusivement.
En version salée : 1er, Loïc Gaboriau, café Grain de Soleil à Bormes pour sa recette « Ave Cesar » : une recette autour de la traditionnelle salade Caesar.
La recette se composait de bacon, crème et tuile de parmesan. La sauce était élaborée à partir d’anchois, de parmesan, citron et herbes fraîches.  Le tout, enrobé en feuille de salade romaine.
2e, Daniele Verri, Ondazzurra à Bormes, « œuf carbonara », comme son nom l’indique.
3e, Aurélie Grenard et Gwen Decleene, du restaurant Mazette à Hyères « Vitelo Tonato façon œuf mimosa ».

En version trompe-l’œil sucrée : 1er, Miguel Almeida, chef pâtissier de l’hôtel-restaurant Le Bellevue à Moissac. 2e, Benoît Mamasian, chef pâtissier du groupe Mona Collection, Eden Rose Grand Hôtel à Bormes. 3e, Lou Fiori, étudiante au lycée hôtelier Anne-Sophie Pic à Toulon.

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Au Lapin Blanc, cuisine marseillaise et de famille

Il y a deux fiertés au Lapin Blanc. C’est d’abord dans ce lieu-dit de Bonneveine qu’est né Jean-Pierre Foucault et c’est auberge dite du Lapin blanc, fondée sous la Révolution, qui a donné son nom au quartier. Les années sont passées et le Lapin Blanc a gardé toutes ses dents, une institution qui conserve le sourire, c’est même devenu l’un des bars marseillais les plus attachants qu’on connaisse. En premier, l’accueil. C’est le bar, avec son comptoir, des contrôleurs de la RTM, des chauffeurs de taxi, des employés du coin qui boivent le pastis. Ça gueule et rigole de toute part, « Je te mets une formule ? », « Maman, y’a Franck et Valérie qui viennent manger ! », « Bonjour, c’est pour déjeuner ? Je vous mets où ? ». Un régal de gentillesse et de drôlerie.

Deuxième round, la petite salle derrière avec son four à bois aux briques noircies de suie et le pizzaiolo dans le rôle du garde suisse, sourire cool qui discute avec tout le monde. Et puis il y a dehors, sous la tonnelle ou dans le jardin, là où se retrouvent les habitués venus chercher le soleil. Et pour faire le lien entre tout ça ? Une armée de serveuses, toutes plus copines les unes que les autres, qui font le job, servent vite et bien. Un modèle de professionnalisme, un exemple dans le métier dont les profs des écoles hôtelières feraient bien de s’inspirer.

De long en large et en travers, la lecture de l’ardoise creuse la dalle : assiette de charcuteries corses, pâtes à la saucisse, filet de daurade sauce vierge, entrecôte à la braise, magret de canard sauce au miel, saucisse italienne tranchée et nappée de sauce pistou. A vous d’accompagner ça de frites, de polenta crémeuse, de pâtes aux champignons. Le sauté de veau corse n’a rien à voir avec une financière car, bien qu’agrémenté d’olives vertes et champignons, sa sauce est tomatée à l’envi, servie bouillante sur une polenta crémeuse et parsemée d’herbes aromatiques. Mousse chocolat, tiramisu, crème brûlée ou caramel, tout est fait sur place (comme le reste). La crème caramel baigne dans le caramel ; dans le café servi bien chaud, on trempe de la chantilly, ça fait un deuxième dessert.

A l’heure de partir, on annonce table 38 au comptoir du bar et le boss offre le café et « un petit quelques chose pour la route » ? Refus poli mais cœur touché. De même qu’en façade il est écrit « cuisine de famille », il n’est pas plus belle promesse ni plus beau compliment qu’on puisse adresser à une cuisinière. Et en plus, il paraît que Foucault vient de temps à autres…

 

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