Marseille

► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
• Prix de vente public conseillé, 2,99 € TTC.

► Octobre rose, Sofitel s’engage.- Tout au long du mois d’octobre, le Sofitel et le Novotel  Marseille Vieux-Port s’engagent aux côtés de Phoceo, fonds de dotation des Hôpitaux Universitaires de Marseille, autour de la prévention et de la lutte contre le cancer du sein. Chaque jeudi, JZ7 Coaching anime un cours de Pilates sur le rooftop du Sofitel et les bénéfices sont intégralement reversés à Phoceo. Côté restauration, le Dantès Skylounge propose l’October Pink, aux notes d’ananas, de goyave et de cranberry. Au Novotel, Magâté décline un mocktail aux notes de rose et de fraise. 5 € par mocktail sont reversés à Phoceo. Aux Trois Forts, un dessert imaginé pour l’occasion rejoint la carte, tandis que Le Carré met à l’honneur un thé aux notes de rose signé Palais des Thés.
• Le Dantès Skylounge – Sofitel Marseille Vieux-Port
Tous les jours de 17h à 00h30
• Magâté – Novotel Marseille Vieux-Port
Tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30
Réservations au 04 96 11 42 22
• Pilates solidaires by Julie – JZ7 Coaching, tous les jeudis du mois, de 7h30 à 8h30, sur le rooftop du Sofitel. Réservation obligatoire au 06 46 47 70 53.

► Leila Salhi retrouve l’InterContinental Marseille Hôtel Dieu.- Le 5 étoiles annonce la nomination de Leila Salhi au poste de directrice commerciale et marketing. Un retour dans un établissement dont elle avait accompagné la préouverture et le lancement en 2013. Avec plus de 20 ans d’expérience dans l’hôtellerie haut de gamme et de luxe, Leila Salhi a accompagné le lancement et le développement d’établissements de premier plan. Durant 8 années, elle joué un rôle clé dans les ouvertures du Pullman Paris Montparnasse, établissement de 957 chambres, dont elle a pris la direction commerciale dès la préouverture. Elle a aussi exercé auprès du Paris Society pour mettre en place et piloter la stratégie commerciale des activités hôtelières et de restauration du groupe. Leila a aussi été directrice adjointe du Molitor Hotel et Spa Paris, avant de rejoindre Marseille avec l’ambition d’insuffler une nouvelle dynamique à la stratégie commerciale et marketing, de « l’Interconti ».

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Magazine

Emeutes de Marseille, l’angoissant samedi des restaurateurs

Quarante-huit heures après les émeutes qui ont défiguré le cœur de Marseille, les restaurateurs confient leur angoisse

Ce lundi matin, 19 octobre, il pleure sur Marseille. Quarante-huit heures après les émeutes qui ont défiguré le cœur des grands centres urbains de l’Hexagone, Marseille est abasourdie. La plus vieille ville de France ne comprend pas ce qui s’est passé mais mesure l’ampleur des dégâts et la solidarité entre commerçants prend forme. Boulevard Paul-Peytral, le Café de la Banque offrait dès le matin le café aux commerçants voisins. Sur la terrasse, l’un d’eux a confié sous couvert d’anonymat n’avoir pas dormi depuis samedi soir, les images « d’un centre-ville livré à lui-même, d’une population tétanisée face à la violence et au jeune âge des casseurs encagoulés ».
Rue Haxo, Camille et Nicolas du restaurant Mauvaise herbe ont décidé d’offrir le déjeuner du lundi à tous les voisins qui ont vu leur commerce pillé. A leur côté, le tabac Le Régent, La Fiancée, Ko Sei et Cantoche ont emboîté le pas et accueillent à leur table tous les confrères épuisés. « Samedi, nous avions préparé des plats en vue du service et on ne pouvait pas tout jeter alors il faut partager et se remonter le moral entre nous », explique Camille. « Les gens ont besoin de se revoir, de parler », complète Nicolas, son compagnon.

Clients cloîtrés pendant les émeutes de Marseille

« Samedi vers 11h45, on a commencé à entendre de grosses détonations dans les rues, on nous a dit que le pillage du magasin de sneakers JD rue Saint-Fé avait commencé. Nous avons immédiatement rentré la terrasse et rapatrié les clients à l’intérieur. Nicolas s’est fait gazer à ce moment-là. Nous avons baissé le rideau et nous sommes tous restés là, sans rien voir, et en entendant les cris, les bris de verre, sans trop comprendre ».
A 13 heures, première accalmie, Nicolas et Camille ont pris la décision d’évacuer le restaurant et de faire partir le personnel. « Les gens étaient hagards, il y avait de la colère, de l’étonnement » …

« On a abandonné le restaurant, la boule au ventre »

Une version corroborée par Louise et Julia Toche. « Vers 11h30, on a envoyé une employée jeter les poubelles et c’est à son retour qu’on a pris la décision de fermer le restaurant. On a senti le vent mauvais dès le matin et on n’a pas sorti la terrasse. On avait anticipé que ça allait mal se passer. On a gardé clients et personnel à l’intérieur jusqu’à 13 heures. Là, nous sommes partis, on a fermé et abandonné le restaurant avec la boule au ventre », raconte Louise. Julia poursuit : – On voulait protéger le personnel et les clients. On savait que ça allait mal tourner, le matin, ma sœur et moi sommes venues à pied, on n’a pas pris de scooter. Jusqu’à vendredi (16 octobre, NDRL) 20 heures, on hésitait à ouvrir le restaurant. On espérait un arrêté préfectoral qui aurait mis le centre-ville sous cloche… Cet arrêté n’est jamais venu ».

D’une seule et même voix, les deux sœurs Toche avouent « tirer la langue » depuis plusieurs semaines et fermer est une décision difficile mais « il aurait mieux valu ». Et demain ? « Nous n’avons aucune vision de ce à quoi vont ressembler les prochains jours. On parle encore d’émeutes le week-end prochain ». En attendant, de nombreuses boutiques resteront « fermées et démolies ». « A peine venait-on de se remettre des émeutes de 2023 que ça recommence, pleure une restauratrice. Nous serons plusieurs à ne plus pouvoir rouvrir ».

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