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Alpha Omega, 2000 ans de gastronomie grecque à Marseille

Alpha Omega

Pour l’administration, ce sont des importateurs et des distributeurs mais pour les Grecs de Provence, Alpha Omega sont les ambassadeurs des goûts et de la gastronomie hellénique. Entre deux échangeurs autoroutiers, caché par une passerelle, ce hangar à la façade peinte en blanc-bleu est un haut-lieu de la gastronomie méditerranéenne, réunissant sur plusieurs centaines de mètres carrés les bières Virgina, des huiles d’olives de Crète, les olives kalamon noires de kalamata, du rako melo (raki au miel) sans oublier les incontournables pastourma, ouzo, retzina, produits laitiers et autres halva.

« Nous, on est grecs et on ne fait que du grec, souligne Martha, que les Français appellent aussi Sandrine. Les bienfaits de la cuisine grecque et son fameux régime crétois sont connus depuis des siècles, nous n’appartenons à aucune mode ni tendance. Nous dégustons notre mode de vie, il n’y a rien de marketing chez nous », sourit la jeune femme.
Alpha Oméga a été fondé par Stélios, le père de Takis et Martha en 1989. Auparavant restaurateur, celui que les Marseillais surnommaient Zorba, a tourné la page de ses deux restaurants, le Pirée et les Enfants du Pirée, pour importer à Marseille le meilleur de la production agro-alimentaire du Péloponnèse et des îles. « Lorsque papa nous a quittés, c’est Takis qui a pris sa suite mais c’était très lourd à gérer, alors je l’ai rejoint en 2015, raconte Martha… Le travail entre un frère et une sœur, c’est de la confiance, de la franchise et il y a de l’affect dans notre entreprise, c’est ce qui confère une âme » estime-t-elle.

« Quand j’étais petite, je disais que mon rêve serait de travailler entre la Grèce et la France »

Martha, au dépôt de Alpha et Omega à Marseille

Des restaurateurs, bien sûr, des épiceries fines, quelques supermarchés mais aussi des food-trucks et autres traiteurs constituent le plus gros de la clientèle. Les particuliers aussi viennent acheter les produits typiques, ingrédients et plats tout faits, pour retrouver le goût de là-bas. « Nous ne travaillons pas que pour des Grecs, loin de là, précise Martha. On a des commandes du Cap d’Ail, de Paris, de Saint-Etienne, Nancy, Toulouse »… énumère la jeune quadragénaire revenant sur l’engouement réel que suscite la gastronomie grecque : – Jusqu’à un passé récent, les restaurants grecs avaient quasiment disparu mais je constate que depuis 2 ou 3 ans, de nouvelles tables s’installent à Marseille et ses environs ».

Au fil des saisons, Alpha Oméga s’ancre de plus en plus dans le paysage tout en cultivant son esprit familial. Les rôles ont été distribués : Takis, qui se mariera l’an prochain en Crète, gère les achats, déniche les produits et gère les expéditions en France. A Marseille, Martha administre le dépôt, assistée de Guillaume. « Cet été, pendant les vacances, ma fille est venue nous aider », sourit Martha qui se prend à rêver d’une succession. Dans son bureau, quelques beaux yeux bleus en verre (matiasma) repoussent le mauvais œil et sont mis en vente sur le site tout comme les pochettes aux finitions parfaites réalisés par la cousine sous la marque Ribbon/Ribbon. Au-delà d’une gastronomie, Takis et Martha nous racontent leur culture… A savourer sans modération.

Alpha Omega, 50, bd Ferdinand-de Lesseps, Marseille 3e arr. Infos au 04 91 58 57 92. Accueil sur place du mardi au vendredi.

2 Comments

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  • Bravo pour ce magasin qui propose des supers produits grecs à prix très corrects , livraison rapide ,je recommande .
    Nathalie descendante de grecs de Smyrne.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.