Restaurants en Provence

Baladi, toutes les saveurs de « mon pays »

baladiUn nouveau restaurant libanais à Marseille. Et une adresse que tous les représentants de la diaspora installés dans la ville se sont déjà refilée au point qu’une semaine à peine après son ouverture, les figures s’y retrouvent, s’embrassant et se congratulant avec une ferveur toute levantine. Dénommé Baladi, ce qui veut dire « mon pays », cet établissement se divise en deux parties : la brasserie, bien que le terme soit impropre, et le restaurant gastronomique qui ouvrira à la rentrée prochaine. A la différence de nombre de ses confrères, Baladi propose des sandwiches fort éloignés de nos jambons-beurre puisqu’ils sont roulés dans un pain, écrasés et grillés à la façon d’un panini, et richement garnis : le délicieux chawarma poulet à la crème d’ail est un classique, le sawda dajaj (foie de volaille flambé), le pastourma cher aux Arméniens et les lahm méchoui (brochettes d’agneau grillées) figurent parmi les meilleurs.

Laissez-vous guider
Et la carte ? Elle est longue comme un jour sans pain alors autant vous orienter vers des plats de tradition tels le bayedayoun (3 oeufs au plats dans un caquelon de terre cuite), les fatayer et rikakat (rissoles aux épinards et feuilletés fromage) et les makanet, sortes de petites saucisses charnues et très épicées qu’on arrose de citron… Une merveille. Côtés mezzés, ce sont le caviar d’aubergines (le baba ganoush) et le hommos qui retiendront toute l’attention : la magnifique saveur fumée du premier, agrémenté de grains de grenade, le disputant à la suavité de cette purée presque liquide de pois chiches, onctueuse et voluptueuse. La soirée avance et les éclats de rire se font plus forts. Le personnel cherche encore ses marques mais l’ambiance est là, les clients sont rassurés par la haute tenue de ce dernier venu sur la scène culinaire marseillo-beyrouthine.

Besoin d’être orientés sur les desserts ? Jetez votre dévolu, mais il faut avoir peu mangé au préalable, sur les knefé (cheveux d’ange croustillants et fromage fondu arrosés de sirop de sucre) et l’assiette d’osmallié, là encore des cheveux d’ange croustillants-coeur de crème de lait… Alors faut-il y aller ? Oui pour la gentillesse du patron qui va de table en table pour savoir si tout va bien, oui pour la carte qui propose les classiques mais, surtout, fait l’effort de nous émerveiller en découvertes. Et oui, enfin, pour le très bon rapport qualité-prix permettant, quelque soit son budget, de se faire plaisir…

Baladi, spécialités libanaises, 59, promenade Georges Pompidou, Marseille 8e arr. Infos au 04 91 22 80 66.  Sandwiches de 8,90 à 12,90 € ; carte 25-30 €.

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  • Les sandwiches sont à 5,50€. Les prix que vous mettez comportent des formules avec boisson et frites. Les sandwiches sont copieux et exquis! Mes préférés : chawarma viande et mkanek. Un restaurant que je recommande fortement! Le seul hic: en accompagnement des belles assiettes de grillades ou viandes marinées je ne comprends pas pourquoi tous les restaurants libanais en France proposent du riz . Au Liban , on propose hommous , taboulé ou moutabbal… alors je n’hésite pas à dire aux serveurs de ne surtout pas me mettre de riz!

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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